Retraites: Roussel demande à Macron de “retirer sa réforme” lors de ses voeux du 31 décembre

Le secrétaire général du PCF Fabien Roussel et d’autres représentants de la gauche, ont demandé vendredi au président Emmanuel Macron de "retirer sa réforme" des retraites lors de ses voeux du 31 décembre, à la gare de Lyon à Paris.

Le numéro un communiste était venu soutenir une assemblée générale de cheminots qui ont voté pour la reconduction du mouvement social. Avec lui se trouvaient également Esther Benbassa (EELV), Aurore Lalucq (Place Publique), et Guillaume Lucas (Générations). "Ici, on veut montrer qu’il y a un front commun et qu’il n’y a pas de fissure entre les syndicats et les politiques".

Le PS, finalement absent, avait dit qu’il enverrait un représentant, selon le PCF. De son côté, Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise, s’était rendu mardi matin gare de Lyon où il avait prôné la création d’"une sorte de comité national d’action".

"M. Macron va présenter ses voeux le 31 décembre, il n’a qu’une seule annonce à faire, c’est qu’il retire cette réforme des retraites et qu’il ouvre enfin les voies du dialogue", a affirmé M. Roussel. "Car la France est la France, ce n’est pas les Etats-Unis", a-t-il ajouté.

"Il y a d’autre choix et les forces de gauche et écologistes sont venus dire que c’était possible", a fait valoir le leader communiste estimant qu’il existait "différentes pistes de financement qui nous permettraient d’améliorer le système actuel, notamment les pensions minimum, l’égalité salariale femmes-hommes ou la pénibilité au travail, qui n’est pas du tout prise en compte dans ce projet de loi du gouvernement".

Il a rappelé que les partis de gauche travaillaient sur un document commun explorant ces pistes et qu’ils se retrouveraient tous "dans les premiers jours de janvier" pour en discuter.

"Il faut sortir le plus vite possible" de la grève, afin que "la France retrouve la voie de l’apaisement. Il faut que (Macron) entende le ras-le-bol généralisé, a également dit M. Roussel. "C’est le 23e jour de grève, c’est dur, c’est dur pour eux (les cheminots), c’est dur pour les Français qui subissent aussi ce mouvement".

A ses côtés, Mme Lalucq a estimé que "ce qui se passe va au-delà des retraites. Il y a un héritage de deux siècles de construction sociale par la lutte, défendu aujourd’hui par les cheminots. Il y a une volonté d’Emmanuel Macron de remettre en cause ce qui est le fondement de la République sociale". "Vouloir piétiner cela en quelques semaines, c’est très mal inspiré de sa part".

Mme Lalucq a dénoncé "une entreprise idéologique qui vise à casser la protection sociale à la française". "On est en train de nous vendre une réforme qui aboutirait plus tard à la capitalisation", a affirmé Mme Benbassa.

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