Macron met en garde : une violation de la souveraineté du Groenland aurait des « conséquences inédites »

Emmanuel Macron a prévenu que toute violation de la souveraineté du Groenland entraînerait des « conséquences en cascade inédites », tandis que la France a annoncé l’ouverture d’un consulat dans ce territoire autonome danois le 6 février.

Emmanuel Macron a averti les États-Unis de ne pas toucher à la souveraineté du Groenland. D’après les dires de la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon à la sortie du Conseil des ministres du 14 janvier 2026 :

« Nous ne sous-estimons pas les déclarations sur le Groenland. Si la souveraineté d’un pays européen et allié était touchée, les conséquences en cascade seraient inédites. Et la France suit la situation avec la plus grande attention et inscrira son action en pleine solidarité avec le Danemark et sa souveraineté. »

Le Premier ministre Sébastien Lecornu, interpellé à l’Assemblée nationale, a renchéri en disant que les intentions américaines « sont sérieuses et (…) doivent être prises désormais très au sérieux », réaffirmant que « défendre la souveraineté des autres, c’est défendre notre propre souveraineté ».

Par ailleurs, le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a annoncé ce mercredi l’ouverture d’un consulat français au Groenland le 6 février 2026, une décision prise l’été dernier lors du déplacement de Macron sur place. «C’est un signal politique qui s’associe à une volonté d’être plus présent au Groenland, y compris dans le domaine scientifique », a-t-il déclaré sur RTL, tout en martelant que « le Groenland ne veut ni être possédé, ni être gouverné, ni intégré par les États-Unis ».

Ces propos interviennent dans un climat de tension après les nombreuses déclarations de Donald Trump qui ne cesse de marteler depuis son retour au pouvoir que « les États-Unis ont besoin du Groenland pour des raisons de sécurité nationale » et que « l’OTAN devrait ouvrir la voie pour que nous l’obtenions ». Le même jour, les ministres des Affaires étrangères danois et groenlandais étaient reçus à la Maison Blanche par leur homologue américain Marco Rubio et le vice-Président J.D Vance pour tenter d’apaiser la crise.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Ce site Web utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. J'accepte Lire la suite