Le président de l’AG juge “insuffisante” la réponse internationale à la situation en Syrie

Le président de la 65ème session de l’Assemblée générale de l’ONU, Joseph Deiss, a jugé "insuffisante" la réponse internationale à la situation en Syrie.

"Le minimum qu’il fallait faire c’est de condamner ce qui s’est passé en Syrie", a affirmé le diplomate suisse, jeudi, à l’occasion de sa dernière conférence de presse en tant que président de l’AG.

M. Deiss évoquait notamment les différents blocages constatés au niveau du Conseil de sécurité de l’ONU concernant la position à adopter vis-à-vis des violences qui secouent le pays depuis six mois, ainsi que les positions partagées des pays membres du Conseil au sujet de l’"imposition de sanctions au régime syrien".

Le président sortant a, en outre, estimé que la réaction de l’ONU à la crise syrienne a été "lente", contrairement à celle adoptée face à la crise en Libye.

M. Deiss, qui présentait le bilan de sa présidence de l’AG, s’est félicité des progrès réalisés par l’Assemblée générale dans le domaine de la lutte contre la pauvreté, de la gouvernance mondiale et du développement durable.

"Je suis satisfait de ce qui a été réalisé sous ces trois rubriques principales", a affirmé le diplomate suisse, dont la mandat arrive à échéance lundi.

S’agissant de la réduction de la pauvreté, M. Deiss a rappelé les priorités fixées par la Conférence consacrée aux Objectifs du millénaire pour le développement (OMD): la réduction de l’extrême pauvreté et la faim, l’enseignement primaire pour tous, la promotion de l’égalité des sexes, la réduction de la mortalité infantile, l’amélioration de la santé maternelle, la lutte contre le VIH/sida, la préservation de l’environnement et la mise en oeuvre d’un partenariat mondial pour le développement.

"Le Sommet sur les OMD, qui a ouvert la session (l’an dernier), a donné un signal fort aux dirigeants du monde pour tenir leurs promesses et atteindre les objectifs d’ici à 2015", a-t-il dit.

Le président sortant de l’AG s’est aussi félicité des progrès "satisfaisants" réalisés dans le domaine du développement durable et de l’économie verte l’environnement, avec, notamment la tenue de la réunion de haut niveau sur la biodiversité, le lancement de l’Année internationale des forêts et l’organisation d’un débat thématique sur la réduction des catastrophes.

Sur la gouvernance globale, le diplomate suisse a sollicité les pays du G20 lors de débats informels afin de progresser sur les questions économiques, la crise affectant l’ensemble des Etats membres.

A propos de la réforme du Conseil de sécurité, le diplomate a regretté qu’il n’y ait pas eu de progrès plus rapides dans le démarrage "de réelles négociations" sur l’élargissement de l’organe sécuritaire de l’ONU.

A noter que l’ambassadeur du Qatar, Nassir Abdulaziz Al-Nasser, succédera, fin septembre, au diplomate suisse et prendra ses fonctions de président de la 66ème session de l’AG de l’ONU.

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