Culture de la paix : le Maroc réaffirme son engagement en faveur d’approches fondées sur les droits humains

Le Royaume du Maroc a réaffirmé son engagement en faveur d’approches fondées sur les droits humains comme levier de prévention des conflits, lors d’une discussion de haut niveau consacrée au thème « Droits de l’homme et culture de la paix », organisée mercredi à Genève, dans le cadre de de la 61e session du Conseil des droits de l’homme des Nations unies (CDH).

“Nous croyons fermement que les approches basées sur les droits de l’Homme sont essentielles pour la prévention des conflits et la consolidation d’une culture de la paix”, a déclaré Mme Miriam Ragala, Conseillère à la Mission permanente du Maroc auprès de l’ONU-Genève, qui prononçait la déclaration du Royaume.

Dans cette déclaration, le Maroc a rappelé que “la Constitution marocaine incarne les valeurs de paix en consacrant les droits de tous, sans distinction”, avant de mettre en avant le renforcement de son approche nationale promouvant “les valeurs de modération et de discipline religieuse dans le cadre d’une identité nationale pluraliste et ouverte”.

La diplomate a également insisté sur “les réformes juridiques et institutionnelles continues” visant à garantir l’effectivité des droits fondamentaux, à lutter contre toutes les formes de discrimination et à promouvoir l’égalité.

Elle a, par ailleurs, réaffirmé “l’importance du Plan d’action de Rabat, qui vise à interdire les discours de haine”, ainsi que du “Processus de Fès, conçu pour les leaders et acteurs religieux afin de prévenir l’incitation à la violence susceptible de conduire à des atrocités”.

Le Royaume a aussi souligné la mise en œuvre du Programme mondial pour l’éducation aux droits de l’homme, le développement de programmes de renforcement des capacités à destination des forces de l’ordre et l’intégration de l’éducation aux droits humains et aux valeurs de citoyenneté dans les cursus éducatifs et de formation.

“Le Royaume du Maroc adhère pleinement à ces vecteurs de paix et demeure engagé à renforcer la coopération internationale pour promouvoir un monde où la diversité est un atout et la tolérance une valeur partagée”, a conclu Mme Ragala.

Lors de ce débat, la Haute-Commissaire adjointe de l’ONU aux droits de l’homme, Nada Al-Nashif, a défendu des approches fondées sur la prévention et les droits humains, notamment l’alerte précoce, qui “permet d’agir rapidement”.

Selon une étude, le taux de résolution des conflits violents est aujourd’hui plus faible qu’il ne l’a jamais été au cours des 50 dernières années. Les guerres se soldant par une victoire décisive sont passées de 49 % dans les années 1970 à seulement 9 % dans les années 2010.

Selon la responsable onusienne “la grande majorité des nations doit faire preuve d’encore plus d’audace et s’engager à nouveau à mettre fin à la guerre en tant qu’instrument des relations internationales”. “Les Etats doivent s’exprimer d’une seule voix, claire, en faveur de la Charte des Nations Unies, du droit international et d’une culture de la paix”, a-t-elle conclu.

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