La Turquie bientôt capable de construire ses propres porte-avions (Erdogan)

La Turquie sera “bientôt capable de construire ses propres porte-avions” car la région dans laquelle se trouve le pays “l’oblige à développer son industrie de défense”, a annoncé, samedi, le président Recep Tayyip Erdogan

Après le navire militaire amphibie porte-hélicoptères "Anadolu", dont les travaux de construction ont été lancés fin avril dernier, la Turquie va construire son propre porte-avion et mettre fin à la dépendance extérieure du pays pour l’armement d’ici 2023 (centenaire de la République) qui était de 80 pc en 2002 avant de baisser actuellement à environ 40 %.

La mise en service de l’Anadolu, un bâtiment de 225 mètres, est prévue pour 2021. Pouvant accueillir jusqu’à 700 hommes de troupes ainsi que 250 membres d’équipages, le navire de 28.000 tonnes d’un coût total estimé à 1 milliard d’euros aura également la capacité de transporter 70 véhicules, dont des chars et des véhicules blindés.

La région a été le berceau de nombreux Etats et de plusieurs civilisations et "l’histoire du Monde ne peut se lire sans l’histoire de l’Anatolie et du Moyen-Orient", a-t-il indiqué lors de la cérémonie de mise à l’eau de la corvette "Burgazada".

Mais en même temps, elle est "un cimetière d’Etats disparus". Les Etats qui n’ont pas su être forts "militairement, politiquement, culturellement et socialement, n’ont pas pu survivre. Seuls, ceux qui savent se renouveler, s’adapter à leur ère et à s’approprier une vision pour l’avenir, peuvent assurer leur pérennité pour des siècles", a-t-il affirmé.

Parallèlement, six sous-marins allemands de type 214 ainsi que de nouvelles frégates de défense aérienne et corvettes vont venir renforcer les rangs de la marine turque.

Le gouvernement turc avait approuvé, en mars dernier, de nouveaux projets de défense totalisant 5,9 milliards de dollars dont 4,5 milliards consacrés à la production nationale pour développer l’industrie locale de la défense.

Le pays produit ses propres véhicules de combat dont le char d’assaut ALTAY, le système de défense de fusées HISAR et les fusées antitank MIZRAK mais également de nombreux équipements et matériels militaires sous licence notamment les chasseurs F-16 américains, fusils d’assaut allemands Hk33, véhicules tout-terrain britanniques et autres canons suisses.

Ankara va aussi lancer un projet pour que les hélicoptères de combats ATAK, développé sous transfert de technologie par TAI (Turkish Aerospace Industries), et particulièrement leurs moteurs soient totalement produits en Turquie, qui a réalisé des progrès dans la construction des drones armés.

L’industrie de la défense turque a connu une forte croissance depuis le début des années 2000 avec des exportations de près de 2 milliards de dollars notamment les avions, pièces d’hélicoptères, moteurs, véhicules blindés, embarcations rapides, missiles, roquettes, plateformes de lancement, armes légères et systèmes électroniques incluant des émetteurs, simulateurs, des capteurs et un logiciel militaire.

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