Située à plus de 30 kilomètres des côtes, dans des eaux de plus de 40 mètres de profondeur, la turbine a été assemblée malgré des conditions maritimes complexes et une fenêtre d’installation étroite pendant la saison des typhons.
Trois pales de 147 mètres ont été hissées à 174 mètres pour compléter un rotor de 300 mètres de diamètre, couvrant une surface équivalente à près de dix terrains de football.
Le projet repose sur des technologies chinoises, avec des composants majeurs développés localement et une conception allégée qui réduit de plus de 20 % le poids par mégawatt par rapport à la moyenne du secteur, simplifiant l’installation et limitant les coûts. La construction a mobilisé un navire de quatrième génération doté d’une capacité de levage de 2.000 tonnes, équipé de systèmes intelligents de positionnement et de contrôle du pieu.
Une fois raccordée au réseau, cette seule turbine devrait produire 80 millions de kilowattheures par an, suffisant pour couvrir les besoins énergétiques annuels d’environ 44.000 foyers, tout en économisant 24.000 tonnes de charbon standard et en réduisant les émissions de CO₂ de 64.000 tonnes chaque année.
Selon les experts, l’installation illustre le passage de la Chine d’un déploiement proche des côtes vers des eaux plus profondes et plus lointaines, avec des unités plus puissantes et efficaces, consolidant son rôle de leader mondial dans la transition énergétique verte.
La Chine domine aujourd’hui le marché mondial de l’éolien, fournissant près de 70 % des équipements et ayant contribué à réduire les coûts de production de plus de 60 % en une décennie. Sa capacité installée a dépassé 600 millions de kilowatts fin novembre 2025, un record mondial maintenu depuis 15 ans, selon l’Administration nationale de l’énergie.
D’autres projets récents confirment cette dynamique : le parc éolien offshore en eaux profondes au large du Shandong a été raccordé au réseau national, avec une production annuelle attendue de 1,7 milliard de kilowattheures, permettant d’économiser 500.000 tonnes de charbon et de réduire 1,35 million de tonnes de CO₂ chaque année.

