Gaza : Le bateau français stoppé net

Le “Dignité al-Karama”, le seul des dix navires participant à la flottille humanitaire pour Gaza ayant réussi à déjouer la surveillance des autorités grecques et à prendre la mer vers le territoire palestinien, a été intercepté mercredi après-midi par les garde-côtes alors qu’il faisait le plein en Crète. Ce pourrait bien être le coup de grâce porté à cette nouvelle flottille de la liberté, un an après l’arraisonnement d’un bateau dans lequel neuf personnes avaient été tuées.

Gaza : Le bateau français stoppé net
La route vers Gaza du bateau français "Dignité al-Karama" pourrait bien s’arrêter à Sitia, petit port de Crète. La vedette, qui participe à la flottille humanitaire pour Gaza, a en effet été interceptée mercredi après-midi par les garde-côtes grecs alors que l’équipage faisait le plein dans un port voisin. "Les autorités interdisent au bateau de prendre le large sous différents prétextes administratifs", a précisé à l’AFP l’une des porte-parole du mouvement Un Bateau Pour Gaza, Claude Léostic.

Son départ vers le territoire palestinien semble compromis, tout comme celui des neuf autres navires, toujours bloqués à quai en Grèce. A l’origine de cette situation, la décision d’Athènes d’interdire le départ de tout bateau pour Gaza. Les autorités grecques invoquent la nécessité de "protéger les passagers" alors qu’Israël a menacé de recourir à la force pour empêcher les militants pro-palestiniens de briser le blocus de Gaza. L’an dernier, neuf personnes avaient été tuées dans l’attaque d’une première flottille humanitaire.

Ce vendredi, Israël a bloqué à son tour la venue de centaines de militants de la cause palestinienne qui voulaient débarquer à l’aéroport international de Tel Aviv pour se rendre dans les Territoires, en dissuadant des compagnies aériennes de les embarquer au départ. La protestation s’est transférée dans des aéroports de départ en Europe, comme à Paris.

La bataille des airs survient après l’échec de la tentative d’une flottille internationale de forcer symboliquement le blocus israélien de la bande de Gaza, la Grèce ayant interdit l’appareillage de tout bateau vers l’enclave palestinienne.

Des groupes internationaux propalestiniens avaient annoncé sur internet leur intention d’affluer à Ben Gourion ce vendredi pour aller dans les Territoires palestiniens, dont Israël contrôle tous les accès, à l’exception de la frontière entre la bande de Gaza et l’Egypte.

Près de 600 militants –dont 300 Français et des délégations de Belgique, d’Allemagne, de Grande-Bretagne, des Etats-Unis et d’Italie– devaient participer à cette opération "Bienvenue en Palestine" à l’invitation de 15 associations palestiniennes, selon les organisateurs.

"Nous n’allons pas cacher le fait que nous venons rendre visite à nos amis palestiniens. Le gouvernement israélien n’a aucun droit de nous refuser d’entrer dans les Territoires palestiniens occupés", ont souligné les organisateurs.

Les autorités israéliennes ont qualifié ces sympathisants de "hooligans" et averti qu’elles agiraient avec fermeté contre la " provocation"que constituerait une telle initiative.

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