France: Jean-Marc Ayrault, en chute libre dans les sondages, reconnaît “quelques erreurs”

La colère de Matignon est loin d’être retombée. Le couac du ministre de l’Éducation nationale, Vincent Peillon, sur la dépénalisation du cannabis, a exaspéré le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault. Sur Europe 1, le premier ministre français en butte à de nombreuses critiques sur sa manière de gouverne et à une forte chute de popularité, a reconnu mardi sur Europe 1 “quelques erreurs”.

France: Jean-Marc Ayrault, en chute libre dans les sondages, reconnaît
"Il y a quelques erreurs, c’est vrai, et il faut les reprendre", a dit Jean-Marc Ayrault qui a imputé ses difficultés du moment à la situation économique et sociale de la France.

"Je crois que c’est la situation la plus difficile qu’un gouvernement ait connue depuis le début de la Ve République, parce que le grand chantier du redressement exige beaucoup de travail, beaucoup d’énergie", a-t-il fait valoir.

"Le gouvernement est au travail, donc la moindre bavure (…) se voit, parce que les Français veulent voir tous les ministres au travail, concentrés sur l’action de leur ministère et pas autre chose", a-t-il ajouté.

Il a notamment confirmé avoir rappelé à l’ordre le ministre de l’Education nationale, Vincent Peillon, dont les propos de dimanche en faveur d’un débat sur la dépénalisation du cannabis ont provoqué une polémique.

"Le message a été bien compris, il est passé", a dit le Premier ministre, qui a précisé que Vincent Peillon l’avait appelé lundi matin pour reconnaître son erreur. "Maintenant, les choses sont en ordre."

"Pas de querelle" avec Hollande

Jean-Marc Ayrault a démenti mardi sur Europe 1 tout conflit larvé avec François Hollande, comme certains médias, dont Libération, se faisaient écho lundi. "François Hollande et moi-même menons la même politique. On essaie d’opposer l’un à l’autre, ça n’a aucun sens", a commenté le Premier ministre.

"Mon but n’est pas de m’émanciper par rapport au président de la République. Je suis le chef du gouvernement, et tous les jours mon gouvernement met en place sa politique. Je vous garantis qu’il n’y a pas de querelle", a-t-il insisté. "Non seulement, nous nous voyons deux fois par semaine en tête à tête, mais nous nous téléphonons tous les jours", a-t-il précisé.

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