Donald Trump conseille à la Corée du Nord de “bien se tenir”

Le président américain Donald Trump a conseillé lundi au dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un de “bien se tenir”, au moment où les Etats-Unis durcissent le ton face aux programmes balistique et nucléaire de Pyongyang tout refusant de tracer à l’avance une “ligne rouge”.

"Avez-vous un message pour Kim Jong-Un ?", a demandé un journaliste au président républicain qui participait à la traditionnelle chasse aux oeufs de Pâques sur les pelouses de la Maison Blanche.

"Bien se tenir", lui a répondu M. Trump.

Lors d’une visite de la zone démilitarisée (DMZ) séparant les deux Corées, le vice-président américain Mike Pence a réaffirmé lundi que les Etats-Unis n’excluaient aucune option.

"Le peuple de Corée du Nord et l’armée de Corée du Nord ne doivent pas se méprendre sur la détermination des Etats-Unis d’Amérique à se tenir au côté de nos alliés", a-t-il lancé.

Sa visite intervient au lendemain d’un nouvel essai – raté – de missile par la Corée du Nord, qui a considérablement accéléré depuis un an le développement de ses programmes interdits par la communauté internationale.

Interrogé sur la nature des initiatives nord-coréennes qui pourraient déclencher une réponse militaire américaine, le porte-parole de la Maison Blanche Sean Spicer a refusé de s’engager sur ce terrain.

"Tracer des lignes rouges n’a pas véritablement fonctionné dans le passé", a-t-il répondu dans une pique à Barack Obama qui s’était fixé une limite sur la Syrie – l’utilisation d’armes chimiques par le régime au pouvoir – mais avait renoncé, à la dernière minute, au recours à la force.

M. Trump "cache soigneusement son jeu et il ne faut pas s’attendre à ce qu’il annonce à l’avance ce qu’il va faire face à telle ou telle situation", a-t-il poursuivi.

"Vous ne verrez pas le président tracer des lignes rouges mais ce qu’il a fait sur la Syrie montre que, lorsque cela est nécessaire, ce président sait passer à l’acte", a-t-il encore dit.

La Corée du Nord a affirmé, par la voix de son ambassadeur adjoint à l’ONU, qu’elle était prête à répondre à "n’importe quel type de guerre" déclenchée par les Etats-Unis.

AFP

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