Covid: Les Etats-Unis commenceront à vacciner lundi

Les Américains commenceront à être vaccinés ce lundi contre le Covid-19, dans la foulée de l’arrivée le jour-même aux Etats-Unis des premiers lots de vaccins Pfizer/BioNTech.

Les Américains commenceront à être vaccinés ce lundi contre le Covid-19, dans la foulée de l’arrivée le jour-même aux Etats-Unis des premiers lots de vaccins Pfizer/BioNTech.

En Europe, l’Italie totalise désormais le plus grand nombre de morts du nouveau coronavirus du continent depuis le début de l’épidémie – soit 64.036 -, prenant la place du Royaume-Uni pour ce dramatique record.

Signe de la gravité de la situation, la péninsule a enregistré autant de décès depuis le 1er novembre (25.418) qu’entre le 2 avril et fin octobre (25.463).

Dans le monde, la pandémie a fait près de 1,6 millions de depuis que le bureau de l’OMS en Chine a fait état de l’apparition de la maladie fin décembre 2019, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles samedi à la mi-journée.

Les pays qui ont enregistré le plus de nouveaux décès dans leurs derniers bilans sont les États-Unis avec 2.599 nouveaux morts, l’Italie (761) et le Mexique (693).

 

 “100% confiants”

 

Aux Etats-Unis, les premiers lots de vaccins Pfizer/BioNTech contre le Covid-19 arriveront finalement lundi matin dans les centres de vaccination du pays pour commencer immédiatement à être administrés aux Américains, ont annoncé samedi les autorités américaines.

“La distribution a commencé” et “les premières cargaisons arriveront lundi matin”, a déclaré le général Gus Perna, de l’opération Warp Speed mise en place par le gouvernement américain pour assurer l’acheminement du vaccin. “Nous sommes 100% confiants sur un plan opérationnel que nous livrerons le vaccin aux Américains” à ce moment-là, a-t-il ajouté.

Le président américain Donald Trump avait affirmé vendredi soir, dans la foulée de l’autorisation d’urgence des autorités sanitaires, que les premières injections de ce premier vaccin interviendraient dans les 24 heures, c’est-à-dire samedi.

Sous la pression de Trump, qui a axé toute sa réponse à la pandémie sur le développement ultra-rapide d’un vaccin, l’Agence américaine des médicaments (FDA) avait annoncé vendredi avoir donné sa bénédiction au remède.

“Nous avons travaillé rapidement en raison de l’urgence que constitue cette pandémie, pas en raison d’une quelconque pression extérieure”, a assuré samedi le patron de la FDA, Stephen Hahn, lors d’une conférence de presse virtuelle, relativisant par ailleurs les risques liées aux “allergies graves”.

Les Etats-Unis sont ainsi devenus le sixième pays à approuver le vaccin de l’alliance américano-allemande, après le Royaume-Uni, le Canada, Bahreïn, l’Arabie saoudite et le Mexique. L’Agence européenne du médicament devrait rendre un avis d’ici fin décembre.

“Nous pouvons nous attendre à ce que 145 sites à travers tous les Etats reçoivent le vaccin lundi, 425 sites supplémentaires mardi. Et les 66 derniers sites mercredi, ce qui parachèvera la première livraison du vaccin Pfizer/BioNTech”, a expliqué le général Perna.

Cette première phase concerne environ trois millions de personnes.

 

 Guillain-Barré

 

Seulement trois semaines se sont écoulées depuis le dépôt par les fabricants de leur demande d’autorisation pour ce vaccin, dont les Etats-Unis avaient pré-acheté 100 millions de doses.

Le pays a par ailleurs acheté vendredi 100 millions de doses supplémentaires d’un autre vaccin, celui de Moderna, doublant ainsi le nombre de doses pré-commandées auprès de cette société de biotechnologie américaine.

Près de 235.000 cas de Covid-19 ont été recensés en 24 heures vendredi sur le territoire américain, du jamais vu.

Juste avant les Etats-Unis, le Mexique a approuvé la mise sur le marché du vaccin de Pfizer. La vaccination doit commencer fin décembre, avec un premier lot de 250.000 doses pour l’administration du produit, en deux fois, à 125.000 personnes.

De son côté, le Pérou a lui annoncé vendredi avoir suspendu temporairement, par précaution, les essais cliniques d’un vaccin chinois après la détection de problèmes neurologiques chez l’un des volontaires de ces tests.

L’Institut national de la Santé a décidé cette interruption, par précaution, pour “protéger la santé des volontaires durant la phrase trois d’essai des vaccins”, après “l’identification d’un évènement indésirable sérieux chez l’un des sujets de recherche”, selon le ministère de la Santé.

Le volontaire en question a présenté des difficultés à bouger ses jambes du fait d’un affaiblissement, selon les médias locaux. Des symptômes neurologiques qui “pourraient correspondre à une complication connue sous le nom de Guillain-Barré”, a expliqué l’un des responsables des essais, cité par la presse.

 

 France et Brésil

 

Selon les données compilées par l’AFP, l’Europe est la zone ayant enregistré le plus de nouvelles contaminations cette semaine (+236.700 en moyenne par jour). La pandémie, qui reculait depuis mi-novembre, s’y est stabilisée à un niveau élevé.

En nombre de morts, l’Italie est donc passée samedi devant le Royaume-Uni (qui compte dix décès de moins, 64.026 morts), suivie de la France (57.567), de l’Espagne (47.624), de la Russie (46.453) et de la Pologne (22.676).

Sur les 7 derniers jours, parmi les pays européens, l’Italie a enregistré le plus grand nombre de nouveaux morts du Covid-19 (4.522), devant la Russie (3.769), l’Allemagne (2.949), le Royaume-Uni (3.012) et la Pologne (2.815).

En France (près de 57.000 morts), il existe un “risque élevé” d’une flambée “dans les prochaines semaines”, a alerté l’organisme Santé publique France vendredi, alors que le gouvernement français avait annoncé jeudi un prudent déconfinement à partir du 15 décembre.

La pandémie se situe également à “un niveau trop élevé et dangereux” en Belgique voisine, partiellement confinée, a prévenu vendredi le virologue Steven Van Gucht, porte-parole des autorités sanitaires.

Parmi les pays les plus durement touchés (hors micro-Etats), la Belgique est celui qui déplore le plus grand nombre de morts dans le monde par rapport à sa population, avec 154 décès pour 100.000 habitants, suivie par le Pérou (111), l’Italie (106) et l’Espagne (102). Le Royaume-Uni enregistre lui 94 morts pour 100.000 habitants.

Quant à la Suisse, avec une croissance “exponentielle” de l’épidémie (+5.000 cas par jour) et des taux de contamination parmi les plus élevés d’Europe, elle est “dans une situation critique”, a prévenu sa présidente Simonetta Sommaruga.

Au Royaume-Uni aussi, la situation épidémiologique reste précaire, avec une flambée de cas à Londres et dans le Sud-Est. Mais le pays a lancé mardi sa campagne de vaccination contre le Covid-19, après avoir été le premier pays à donner son feu vert au vaccin de Pfizer/BioNTech.

Les laboratoires français Sanofi et britannique GSK ont eux essuyé un revers: leur vaccin anti-Covid ne devrait être prêt que fin 2021, après des résultats moins bons qu’attendu dans les premiers essais cliniques.

Ils tablent désormais sur une disponibilité au quatrième trimestre 2021, alors qu’ils visaient initialement une demande d’homologation au premier semestre.

Ailleurs dans le monde, le Brésil, en pleine deuxième vague, a dépassé vendredi le seuil des 180.000 morts. Pour un taux de morts rapporté à sa population (85 pour 100.000) identique à celui de la France.

La Chine, d’où est partie la pandémie il y a un an, a instauré un confinement dans une ville du nord et lancé une grande campagne de tests dans une autre, toutes les deux proches de la frontière russe, après la découverte d’un cas de coronavirus dans chacune de ces villes.

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