CAN 2025 : le Sénégal pleure le luxe, pas l’organisation

La Fédération sénégalaise de football (FSF) a publié un communiqué déplorant plusieurs dysfonctionnements en marge de la finale de la CAN 2025 contre le Maroc, programmée le 18 janvier au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat, provoquant une controverse sur la réalité de ces allégations.

La FSF a d’abord déploré un « dispositif de sécurité inadéquat » à l’arrivée de la délégation à la gare de Rabat-Agdal. Cette critique semble très excessive : aucun incident de ce genre n’a été signalé durant tout le tournoi, les Marocains n’ayant pas pour habitude de lyncher les équipes adverses. Dans un pays hôte aussi sécurisé que le Maroc lors d’une CAN, un dispositif renforcé n’est pas nécessaire à la sortie d’une gare. Le Mali, l’Égypte et la RDC sont eux aussi arrivés par TGV à la gare de Rabat-Agdal. La différence est qu’eux ont daigné ne pas annoncer publiquement la date, l’heure et la minute précise d’arrivée de leurs équipes, contrairement à la FSF qui en a fait un communiqué.

Au niveau de l’hébergement, la FSF affirme avoir bataillé pour avoir un hôtel 5 étoiles, après avoir refusé un hôtel 4 étoiles. En effet, tous les hôtels de Rabat sont pris d’assaut pour la CAN, ce qui pose un problème logistique global.
L’hôtel Rihab, 4 étoiles en centre-ville, avait été réquisitionné par le Comité d’organisation comme hôtel de transfert et a déjà hébergé des équipes comme le Nigeria et le Cameroun. Conforme aux standards CAF (4 étoiles minimum pour les hôtels de délégations), cet hôtel a été refusé par le Sénégal, habitué durant 27 nuits successives au luxe du Fairmont Tazi Palace de Tanger. La FSF a fini par être relogée à l’hôtel L’Amphitrite Palace à Skhirate, un 5 étoiles en bord de mer.

En ce qui concerne le site d’entraînement, la FSF a refusé le Complexe Mohammed VI, par soucis d’« équité sportive », étant également le camp de base du Maroc. Ce même Maroc avait pourtant fait honneur au Sénégal – pays frère – en l’hébergeant dans ses propres installations, suffisamment vastes pour plusieurs équipes. L’Algérie, le Cameroun, le Mali s’y étaient entraînés sans problème. Ce refus pour raison d’« équité sportive » relève donc davantage du caprice que d’un réel manquement organisationnel.

Enfin, sur la billetterie, la FSF regrette une dotation restreinte. Les quantités obtenues par la FSF ont été jugées insuffisantes au regard de la demande, ce qui reflète surtout un défaut de prévision et de gestion de la CAF, qui n’a pas adapté ses protocoles à l’ampleur exceptionnelle d’une finale aussi suivie. Cette restriction découle directement des règles continentales visant à limiter la spéculation et à prioriser l’accès général, plutôt que d’une décision marocaine.

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