Iran : Reza Pahlavi appelle aux protestations du 17 au 19 janvier

Reza Pahlavi, fils de l’ancien Shah d’Iran, a lancé un appel vibrant à la mobilisation nationale depuis l’exil, exhortant les Iraniens à poursuivre la contestation contre le régime de Khamenei par des actions quotidiennes de grève et de protestation.

Dans un message publié ce vendredi 16 janvier 2026, Reza Pahlavi s’adresse aux « courageux compatriotes » iraniens :

« Le régime criminel de la République islamique et ses tueurs sanguinaires cherchent à duper le monde et à gagner du temps en propageant le mensonge éhonté que tout est « normal » en Iran. Mais entre nous et ce régime assassin, il y a un océan du sang de nos enfants. Tant que Khamenei et sa bande criminelle ne seront pas mis à la poubelle de l’histoire, tant que les criminels ne seront pas punis, rien n’est normal en Iran. »

Il dénonce la répression sanglante et appelle à faire des maisons des « tranchées de résistance et de défi » : grèves, absentéisme, chants nocturnes et cris de protestation. Il appelle à une mobilisation précise pour les trois prochains jours :

« J’appelle tous les compatriotes courageux de tout l’Iran à élever vos voix de colère et de protestation samedi à lundi, 27 à 29 Dey (17-19 janvier), à 20 heures précises, avec des slogans nationaux, et à montrer au monde que la fin de ces criminels anti-iraniens et non-iraniens est proche. Le monde observe votre courage et soutiendra plus ouvertement et plus concrètement votre révolution nationale. »

Il termine par un message d’espoir : « Je vous le promets : ensemble nous reprendrons l’Iran et le rebâtirons. »

Reza Pahlavi, né en 1960, est le fils aîné du dernier Shah d’Iran, Mohammad Reza Pahlavi, déchu par la révolution islamique de 1979. Exilé depuis l’enfance, il est perçu par une partie importante de l’opposition iranienne comme une figure symbolique légitimiste et laïque, partisan d’un retour à une monarchie constitutionnelle ou à une démocratie pluraliste. Il vit aux États-Unis depuis des décennies et s’est imposé comme l’une des voix les plus écoutées de la diaspora et d’une partie de la jeunesse contestataire à l’intérieur du pays, surtout depuis les émeutes de 2022-2023.

 

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