Accord trilatéral US-Israël-Syrie : un mécanisme conjoint pour la désescalade et la coopération
Le 6 janvier 2026, à Paris, des représentants israéliens et syriens, sous auspices américains, ont signé un accord trilatéral instaurant un mécanisme conjoint de coordination pour le partage d’intelligence, la désescalade militaire et des opportunités diplomatiques et commerciales.
Un accord tripartite entre les États-Unis, Israël et la Syrie a été signé le 6 janvier 2026 à Paris, relançant un dialogue diplomatique interrompu depuis plusieurs mois. « Sous l’égide des États-Unis, des hauts responsables israéliens et syriens se sont réunis à Paris », précise le communiqué commun. Le président Donald Trump est mentionné comme ayant permis ces entretiens « productifs » axés sur le respect de la souveraineté et de la stabilité syrienne, la sécurité d’Israël et la prospérité des deux pays.
Les parties ont convenu d’un « mécanisme de fusion conjoint » – une cellule de communication – pour une coordination immédiate et continue sur le partage de renseignements, la désescalade militaire, l’engagement diplomatique et les opportunités commerciales, sous la supervision des États-Unis. Ce mécanisme permet de régler les conflits et d’éviter les malentendus Le communiqué ajoute que les deux parties « réitèrent leur engagement à travailler à des arrangements de sécurité et de stabilité durables » et que les États-Unis « se félicitent de ces mesures positives » dans le cadre d’efforts plus vastes en faveur d’une paix durable au Moyen-Orient.
Le Premier ministre israélien a affirmé : « Après des mois, le dialogue diplomatique entre Israël et la Syrie a été relancé avec le parrainage américain. Ce dialogue s’inscrit dans la vision du président Trump pour la paix au Moyen-Orient. Israël a insisté sur la nécessité de protéger ses citoyens et d’empêcher les menaces à ses frontières. Israël réitère son engagement en faveur de la stabilité et de la sécurité régionales et d’une coopération économique mutuellement avantageuse. Il a été convenu de poursuivre le dialogue pour faire progresser des objectifs communs et garantir la sécurité de la minorité druze en Syrie. »
Cet accord est un pas pragmatique vers la désescalade. Sécuritairement, il donne à Israël une ligne directe pour éviter les menaces frontalières et à la Syrie une potentielle cessation des frappes israéliennes. Politiquement, il consolide la légitimité internationale de Damas sans concessions immédiates sur la souveraineté, et aligne Israël sur la perspective américaine de stabilisation. Economiquement, il offre des perspectives de projets communs (énergie, pharmacie), utiles à la reconstruction syrienne et à la diversification israélienne, mais ces gains restent théoriques sans accord final. La fragilité demeure néanmoins en raison des désaccords sur l’occupation et la démilitarisation.

