Chili : coupures d’eau et glissements de terrain, un système frontal qui frappe fort
Le président chilien José Antonio Kast a décrété l’état de catastrophe dans la région de Coquimbo et la province de Huasco, après des précipitations ayant isolé près de 100.000 personnes.
Un état d’exception décrété dans le nord
Le président chilien José Antonio Kast a décrété lundi l’état de catastrophe dans une partie du nord du pays, touché par d’intenses précipitations qui ont coupé les routes et isolé près de 100.000 personnes. « La situation dans la région de Coquimbo et dans la province de Huasco s’étant aggravée », le chef de l’État a annoncé à la presse avoir ordonné « l’activation de cet état d’exception constitutionnel (état de catastrophe) ».
Coupures d’eau et glissements de terrain
José Antonio Kast a précisé que cette décision intervenait en raison de l’augmentation des coupures d’eau, des glissements de terrain provoqués par la montée des cours d’eau et des coupures d’électricité observées dans les zones concernées. La mesure avait été réclamée depuis plusieurs jours par des élus locaux et des parlementaires de la région, qui alertaient sur l’insuffisance des moyens déployés face à l’ampleur des dégâts.
Jusqu’à 214 millimètres de pluie enregistrés
La région de Coquimbo a enregistré jusqu’à 214 millimètres de précipitations à la station de Cerro Tololo, un niveau ayant fait dépasser de 38% la moyenne annuelle des précipitations dans la commune de La Serena. Environ 74.000 usagers de La Serena et de Coquimbo devaient par ailleurs se retrouver privés d’eau potable, après la fermeture d’une prise d’eau alimentant une partie importante de ces deux communes, en raison de la crue et de la forte turbidité du fleuve Elqui.
Une décision prise après consultation des forces armées
Le président chilien a précisé que cette décision avait été adoptée après une évaluation conjointe menée avec l’École d’infanterie de l’armée, l’armée de l’air chilienne (FACh) et le Service hydrographique et océanographique de la Marine (SHOA), dans le but de renforcer la réponse face à cette situation d’urgence.
Un renforcement des moyens attendu
La déclaration de l’état de catastrophe doit permettre de renforcer la coordination entre les autorités civiles et les forces armées pour faire face à l’urgence, de faciliter le déploiement de ressources et d’accélérer les opérations de soutien à la population affectée par les fortes pluies et les inondations.
