Libye : un groupe armé du Sud affiche sa volonté de harceler l’Armée nationale de Haftar

Le groupe armé des « révolutionnaires du sud libyen » affiche sa détermination à multiplier les actions de harcèlement contre l’Armée nationale libyenne du maréchal Khalifa Haftar, dans le désert du sud du pays.

Une stratégie de harcèlement assumée

Un groupe armé du Sud marque sa volonté d’harceler l’Armée nationale du clan Haftar. Connu sous le nom des « révolutionnaires du sud libyen », ce groupe, soutenu par les autorités de Tripoli, a déjà revendiqué plusieurs attaques contre les forces de l’Armée nationale libyenne (ANL) dirigée par le maréchal Khalifa Haftar, dans le désert du sud du pays.

Un chef issu de la révolution de 2011

Le groupe est dirigé par Mohamad Wardagou Mahdi, qui avait participé, avec son frère depuis décédé, au soulèvement du 17 février 2011 contre le régime de Mouammar Kadhafi. Il dirige parallèlement le Conseil militaire de Mourzouk, de tendance islamiste, et s’oppose frontalement au maréchal Haftar.

Des accusations de trafic de carburant et d’or

Les révolutionnaires du sud libyen accusent l’ANL d’être impliquée dans la contrebande de carburant et d’or à travers le triangle frontalier surnommé « Salvador », une zone connue pour ses trafics transfrontaliers entre la Libye, le Niger et le Tchad. Ils dénoncent également le manque permanent de carburant dans la région, qu’ils imputent à la gestion des forces de Haftar.

Plusieurs attaques revendiquées depuis janvier

Depuis fin janvier, le groupe a mené au moins deux attaques d’ampleur contre les positions de l’ANL, notamment contre un convoi transportant du carburant en direction du Soudan et contre plusieurs positions militaires à la frontière avec le Niger, s’emparant temporairement du point de passage stratégique de Touma avant d’en être délogé par l’aviation de l’ANL.

Un contexte régional tendu, sur fond de crise soudanaise

Ces affrontements s’inscrivent dans un contexte régional marqué par l’implication du clan Haftar dans le conflit soudanais, Le Caire et Riyad accusant régulièrement l’ANL de fournir un soutien logistique aux paramilitaires soudanais des Forces de soutien rapide via le sud libyen. Cette région désertique, éloignée des centres de pouvoir de Tripoli et Benghazi, demeure un espace de rivalités où s’entremêlent enjeux sécuritaires, économiques et communautaires.

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