Cette flambée s’inscrit dans un contexte de violences persistantes, de déplacements massifs – plus de 1,4 million de personnes, dont une majorité d’enfants – et de pauvreté extrême, qui alimentent l’expansion des groupes armés et contraignent de nombreux mineurs à les rejoindre, souvent sous la menace ou pour survivre, indique l’UNICEF dans un récent rapport.
Le recrutement d’enfants constitue une grave violation du droit international et expose les mineurs à des risques majeurs, notamment des blessures, des violences sexuelles et psychologiques, la détention arbitraire et l’interruption de leur scolarité, a averti l’agence onusienne.
Citée dans le rapport, la directrice générale de l’UNICEF, Catherine Russell, a rappelé que les enfants associés à des groupes armés doivent être considérés comme des victimes, libérés et accompagnés vers la réintégration, et non traités comme des criminels.
Depuis la signature du Protocole de transfert en janvier 2024, plus de 500 enfants ont été identifiés et pris en charge grâce à des programmes de protection et de réinsertion menés avec les autorités haïtiennes et des partenaires, souligne le rapport.
Pour atténuer l’impact de cette situation, l’UNICEF appelle à renforcer les systèmes de protection de l’enfance, à garantir un accès accru aux services essentiels et à accroître le financement des programmes de prévention et de réintégration, afin de briser le cycle de violence qui frappe les enfants haïtiens.
Célébrée depuis 2002, la Journée internationale de la main rouge marque l’anniversaire de la signature d’un protocole annexe de la Convention relative aux droits de l’enfant qui interdit l’utilisation d’enfants dans les conflits.

