Les Etats-Unis ont « asphyxié » le régime iranien avec le « blocus économique » instauré en parallèle de l’offensive militaire lancée fin février contre l’Iran, a affirmé dimanche le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent.
Le président Donald Trump « a donné l’ordre en mars d’asséner une pression maximale (sur l’Iran) et, il y a trois semaines, il a donné l’ordre au Trésor et à moi-même de commencer (l’opération) Economic Fury », a expliqué le responsable sur la chaîne Fox News.
« Je peux vous dire que nous sommes en train d’asphyxier le régime, qu’ils ne sont plus en mesure de payer leurs soldats », a affirmé le secrétaire au Trésor.
« Il s’agit d’un réel blocus économique », a-t-il poursuivi, soulignant que la marine américaine jouait un rôle prépondérant en empêchant la circulation des navires à destination et au départ de l’Iran. « Aucun navire ne passe », a assuré M. Bessent.
Au total, 49 navires ont été bloqués, a précisé dimanche le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, sur X.
Par ailleurs, a ajouté Scott Bessent, les Etats-Unis « ont accru la pression sur quiconque envoie de l’argent en Iran pour aider » les Gardiens de la révolution, qui sont un « organe corrompu ».
« Ils volent le peuple iranien depuis des années. Ils ont de l’argent à l’étranger, que nous avons localisé », a dit M. Bessent. « Nous continuerons à en remonter la trace et nous allons préserver ces actifs pour la population iranienne à l’issue de ce conflit », a-t-il relevé.
Il avait indiqué samedi sur X que ce blocus économique se poursuivrait « jusqu’à ce que la liberté de navigation pré-27 février soit restaurée », faisant référence au fait que Téhéran empêche les navires non alliés de franchir le détroit d’Ormuz, crucial pour le transport des hydrocarbures des pays du Golfe dans le monde entier.
Le blocus naval imposé par les États-Unis contre l’Iran a entraîné une chute drastique des recettes pétrolières iraniennes avec des pertes estimées à 4,8 milliards de dollars, selon des responsables du Pentagone, cités samedi par des médias américains.
Ce blocus, qui a débuté à la mi-avril, constitue pour Washington un moyen « efficace » de pression pour amener l’Iran à renoncer à ses ambitions nucléaires militaires dans le cadre d’un accord mettant fin au conflit, alors que les pourparlers semblent être dans l’impasse.
