Washington pourrait travailler avec les dirigeants vénézuéliens au pouvoir après la capture de Maduro (Rubio)
Washington est disposé à travailler avec la vice-présidente vénézuélienne Delcy Rodriguez, à qui la Cour suprême du Venezuela a confié le pouvoir, et d’autres dirigeants encore en place, mais jugeront leur comportement sur pièce, a déclaré le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, sur la chaîne CBS.
« S’ils ne prennent pas de bonnes décisions, les Etats-Unis conserveront de nombreux leviers d’influence pour garantir la protection de nos intérêts, notamment l’embargo pétrolier. Nous allons donc juger, à l’avenir, nous allons juger tout ce qu’ils font », a-t-il dit.
Pour le secrétaire d’Etat américain, les Etats-Unis sont « en guerre contre les organisations du narco-trafic, et non pas contre le Venezuela ».
Le président vénézuélien déchu a passé sa première nuit sur le sol américain dans une prison de Brooklyn, à New York, et devrait comparaître lundi devant un juge pour des chefs d’inculpation de « narcoterrorisme ».
Nicolas Maduro et son épouse Cilia Flores ont été capturés dans la nuit de vendredi à samedi par les forces américaines après une opération militaire d’envergure baptisée « Absolute Resolve. Selon le chef d’état-major américain, le général Dan Caine, cette opération préparée sur plusieurs mois a mobilisé plus de 150 avions.
Elle représente l’intervention américaine la plus importante en Amérique latine depuis l’intervention US au Panama et la capture de son dirigeant, Manuel Noriega, en janvier 1990.
Le gouvernement américain avait offert une récompense de 50 millions de dollars pour toute information permettant l’arrestation et/ou la condamnation de Nicolas Maduro.

