Syrie: l’un des deux journalistes tués le 26 mars était franco-algérien (Quai d’Orsay)

L’un des deux journalistes indépendants tués le 26 mars par l’armée syrienne à la frontière syro-turque était de nationalité franco-algérienne, a annoncé vendredi à l’AFP le ministère français des Affaires étrangères.

"Nous avions été informés des décès survenus le 26 mars à la frontière syro-turque. Parmi les victimes, nous déplorons le décès d’un compatriote disposant par ailleurs de la nationalité algérienne", a déclaré le Quai d’Orsay, précisant qu’il s’agissait de Nassim Terreri.

"Nous sommes en contact avec la famille au Royaume-Uni et nous lui avons fait part des condoléances des autorités françaises", a-t-on ajouté de même source.

Selon une source de sécurité à Damas, les deux corps se trouvent actuellement dans une chambre froide à Idleb (nord-ouest) et aucun pays n’a réclamé les dépouilles.

Selon Reporters sans frontières (RSF), Nassim Terreri et Walid Blidi, un Britannique d’origine algérienne, ont été tués au cours d’une attaque des forces syriennes à Darkush, à la frontière syro-turque.

Juste après l’offensive, les deux journalistes, âgés d’une trentaine d’années, seraient revenus sur le lieu de l’attaque pour récupérer leur équipement. Visés par un véhicule de l’armée syrienne, ils ont tous deux été tués par balle, avait ajouté RSF, dénonçant un "double assassinat ciblé".

Selon RSF, les journalistes projetaient de tourner un documentaire à Idleb, un des bastions de la révolte contre le régime de Bachar al-Assad.

Selon une autre ONG de défense des journalistes, Presse Emblème Campagne à Genève, neuf journalistes ont été tués en Syrie en trois mois et le conflit a coûté la vie à au moins onze professionnels de l’information depuis un an.

En outre, le sort de deux journalistes turcs, Adem í–zkí¶se et Hamit Coskun, reste incertain, plus de deux semaines après leur disparition en Syrie.

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