Rencontre à Bruxelles sur “Femmes marocaines, Modernité, Entreprenariat et Engagement”

par Fouzia Benyoub (à Bruxelles)

Une délégation d’élus franco-marocains et d’acteurs associatifs, présidée par Said Laâtiris, maire-adjoint à Grigny, président de l’association Dynamic Maroc, a participé à la conférence : « Femmes marocaines, Modernité, Entreprenariat et Engagement » dans le cadre « Parlons Maroc- Les Rendez-vous Européens » de la Mission Maroc auprès de l’Union Européenne et de l’OTAN.

Organisée par le député européen Thierry Cornillet (ADLE, France), la conférence a été présidée par Ahmed Reda Chami, ambassadeur du Maroc auprès de l’UE et a été modérée par Stefan Grobe, correspondant d’Euronews à Bruxelles. Trois femmes ont pris la parole lors de cette conférence pour débattre sur la situation des droits des femmes au Maroc. Nouzha Skalli, Hasna Abouzaïd et Manal Elattir.

Nouzha Skalli, membre du PPS et militante féministe, cofondatrice de l’ADFM, ancienne députée et ancienne ministre du développement social, de la famille et de la solidarité a fait un bilan de l’évolution de la situation de la femme marocaine et le long combat qui se poursuit pour ses droits. Nouzha Skalli a rappelé l’adoption de la Moudawana de 2004, qui a instauré un équilibre dans les relations homme-femme au sein de la famille, avant la consécration dans la nouvelle Loi fondamentale, qui interdit les différentes formes de discriminations.

Autres avancées : l’élaboration d’une stratégie nationale de lutte contre la discrimination, la consécration de la budgétisation sensible au genre, ou plus récemment le vote de la loi contre les violences faites aux femmes sans oublier l’amélioration de la représentativité politique, passant de deux femmes au Parlement en 2002 à 81 femmes aujourd’hui. Néanmoins, bien que les textes législatifs adoptés soient importants, leur application se heurte encore sur des questions liées à des considérations sociales et culturelles.

L’ancienne députée Hasna Abouzaïd, membre du bureau politique de l’USFP est revenue sur le voie parcourue sous la pression du mouvement féministe et le devoir de consolider les droits de la femme, avant de souligner que pour préserver les acquis, il faut mettre en avant le rôle de l’éducation dans le changement des mentalités et la lutte contre le comportements discriminatoires à l’égard des femmes. Hasna Abouzaïd a souligné le travail de la femme parlementaire dans le redressement des politiques publiques discriminatoires à l’égard des femmes.

Pour Manal Elattir, cofondatrice d’Anarouz et PDG d’Asila, une entreprise sociale, active pour l’émancipation des femmes, le principal obstacle à la promotion des conditions des femmes est le manque de confiance en soi, insistant sur l’importance d’assurer leur indépendance financière et leur autonomisation. La mission d’Asila vise à autonomiser les femmes dans les zones rurales à travers le leadership, l’entrepreneuriat et l’accès au marché, car l’avenir passe inévitable par les femmes pour elle.

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