Quand Sapin qualifie Sarkozy de “pervers”

L’affaire Sarkozy continue de jouer des tours à la majorité, empêtrée depuis la communication ratée de Christiane Taubira.

Invité jeudi matin d’Europe 1, Michel Sapin, interrogé sur les raisons qui peuvent expliquer pourquoi Manuel Valls n’était pas au courant de ces écoutes, il s’est presque emporté : "Mais il n’a pas à savoir ! Parce que Nicolas Sarkozy adorait avoir sur son bureau toutes les écoutes téléphoniques du monde, il faudrait que tous les autres ministres de l’Intérieur soient aussi pervers que lui, mais non. On peut être ministre de l’Intérieur sans être pervers. On n’est pas tous obligé d’être à l’image de quelqu’un qui s’appelle Nicolas Sarkozy."

Alors que l’opposition laisse entendre que l’exécutif a marché sur les plates bandes de la justice, foulant ainsi au pied la sacro-sainte séparation des pouvoirs, le ministre du Travail, grand ami du président, leur a retourné l’argument : "les juges feront leur travail, ils iront jusqu’au bout, même si Sarkozy et ses amis veulent, et c’est ça leur objectif, influer sur l’indépendance des juges. Les juges français ne seront pas démontés par des petites manœuvres politiciennes de quelqu’un qui a beaucoup de choses à se reprocher : Nicolas Sarkozy."

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