Naufrage au large de Chypre : l’épave localisée à 550 mètres, 20 disparus toujours recherchés
L’épave du ferry qui a coulé dimanche au large des côtes nord de Chypre, faisant au moins huit morts, a été localisée mardi par 550 mètres de fond, et les autorités locales pensent que les 20 personnes toujours portées disparues se trouvent piégées à l’intérieur de la coque.
Une épave localisée par 550 mètres de fond
L’épave du ferry qui a coulé dimanche au large des côtes nord de Chypre, faisant huit morts et 20 disparus parmi les 267 personnes à bord, a été localisée mardi, ont annoncé les autorités locales. « Le navire a été détecté à 550 mètres de profondeur », a déclaré à la presse le président de la République turque de Chypre du Nord (RTCN), entité autoproclamée reconnue par la seule Turquie, Tufan Erhürman. « Des recherches en surface se poursuivent » pour tenter de retrouver des personnes disparues.
Des personnes que les autorités pensent piégées dans l’épave
Compte tenu de la profondeur à laquelle repose le navire, les autorités locales estiment que les 20 personnes toujours portées disparues se trouvent prisonnières de l’épave. Deux navires turcs spécialisés, dont l’un est arrivé mardi, doivent permettre de descendre jusqu’à l’épave afin d’y prendre des images et de tenter de remonter d’éventuelles victimes.
Le capitaine placé en garde à vue
Le capitaine du ferry, ainsi que sept membres d’équipage, ont été placés en garde à vue lundi par les autorités locales, tandis que les recherches se poursuivaient. « Nous avons contacté toutes les familles, aussi bien celles des personnes qui ont perdu la vie que celles des personnes que nous n’avons pas encore pu localiser », a déclaré Tufan Erhürman, promettant de faire « toute la lumière » sur la catastrophe.
Des circonstances encore incertaines
Le ferry, parti à la mi-journée dimanche, a commencé à prendre l’eau à environ sept kilomètres des côtes chypriotes, une vingtaine de minutes après son départ. Plusieurs passagers ont évoqué une explosion et un manque criant de gilets de sauvetage à bord. « Certaines personnes ont dû sauter sans bouées ni gilets de sauvetage. C’était littéralement une lutte pour la survie », a témoigné un passager auprès d’une chaîne turque. Le navire avait été construit au tournant des années 2000 par un chantier naval français aujourd’hui liquidé.
