Le report du droit de vote aux étrangers est “sage”, selon Malek Boutih

Malek Boutih a estimé mercredi qu’il était "sage" de décaler le droit de vote pour les étrangers estimant que cette réforme "mettrait le feu au pays".

"Je pense que c’est plutôt sage de décaler cette réforme dans le contexte qu’on connaît", a jugé le député PS de l’Essonne sur RTL. "Pour ceux qui pourraient être tentés de mettre la réforme dans le débat public, c’est un contexte qui mettrait le feu au pays".

"Notre pays traverse une crise extrêmement difficile et je pense que tout doit être mis, mais 100% de l’effort du gouvernement, à sortir de cette crise économique et sociale. C’est impossible d’entamer ce genre de sujet dans un pays qui est déchiré par le chômage", a estimé Malek Boutih qui ajoute qu’"on ne peut pas se disperser".

"Je ne crois pas que ce soit le coeur de la préoccupation de François Hollande depuis qu’il se prépare à l’élection présidentielle, qui a été quand même l’économie, beaucoup moins que les sujets de société", a expliqué M. Boutih, jugeant qu’"il y a des sacrifices, il y a des moments difficiles, il y aura des reculades même sur d’autres sujets". Il a refusé de dire si ces reculades pouvaient toucher le futur projet de loi sur l’ouverture du mariage aux couples homosexuels.

"Est-ce qu’il faut continuer au forcing ?", a demandé le député. "J’avais émis des doutes (sur le droit de vote des étrangers, NDLR) même quand il avait été mis dans le programme du parti socialiste, avant même des problèmes de calendrier", s’est défendu Malek Boutih, avançant que cette réforme avait "beaucoup de sens dans les années 70" mais que depuis "la société française s’est transformée". Il a aussi mis en garde contre le risque que les étrangers deviennent des "boucs émissaires" dans un tel contexte.

Mardi, la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem avait jugé "compliquée" l’application dès les municipales de 2014 de cette réforme, qui figure pourtant parmi les engagements de campagne du président François Hollande.

Le secrétaire général de l’UMP Jean-François Copé a estimé mercredi sur i-Télé que ce recul "va dans le bon sens. On n’a pas le droit de casser le lien historique entre le droit de vote et la nationalité".

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