“Hollande est ridicule”, Marine Le Pen a “des airs de déménageur”, Trierweiler est “sotte et prétentieuse”

Des propos échangés dans les bureaux du candidat à la présidence de l’UMP "à plusieurs reprises, jamais moins de deux heures, le plus souvent en tête-à-tête", reprend l’ouvrage. Le magazine l’Express a publié plusieurs passages de l’ouvrage de 271 pages qui évoque le point de vue de Sarkozy sur ses adversaires politiques ou sur les membres de sa famille politique. Selon lui, il ne fera aucun doute que François Hollande se représentera en 2017.

"Ce sera Hollande. Ceux qui pensent qu’un autre a sa chance n’ont rien compris au fonctionnement des institutions" assure-t-il en ajoutant que le président actuel est un "amateur" qui "est mal fagoté. Il mange des frites; quand on fait un métier public il faut faire attention". Il va jusqu’à le qualifier de "président ridicule" au lendemain de la publication des fameuses photos prises au bas de l’appartement de Julie Gayet. Sarkozy n’épargne pas non plus l’ex-compagne de Hollande, Valérie Trierweiler. "Je l’ai toujours trouvée sotte et prétentieuse. Ce n’était pas une très bonne journaliste politique et pas une très bonne journaliste culturelle non plus".

Si d’aucun ont tenté de trouver une ressemblance avec Manuel Valls, Sarkozy n’en voit aucune. "Il y a une différence fondamentale entre lui et moi: il n’a aucun résultat" disait-il à l’époque où Valls occupait le poste de ministre de l’Intérieur. Peu avare en commentaires acerbes, il ajoute à son propos. "Il devrait porter des lunettes, il a le regard fuyant. Il fait un peu illuminé". Et s’ils sont nombreux à lancer l’actuel Premier ministre dans la course à l’Elysée, "C’est n’importe quoi. À la limite, Taubira aurait plus de chances que lui à gauche".

Enfin, Marine Le Pen a droit également à quelques mots doux avec ses airs de "déménageur". "C’est une masse, elle fait hommasse". Si les adversaires de Nicolas Sarkozy ne sont pas épargnés, les membres de sa famille politique ne sont pas pour autant ménagés. "À l’UMP, c’est tous des cons", dira-t-il répétant que François Fillon son ancien Premier ministre "est un loser". Seul Alain Juppé qui s’annonce comme un adversaire coriace en vue de 2017 est épargné. "Alain, je l’aime bien. Il a dix ans de plus que moi. Puis-je rêver d’un meilleur rival? Il me fait passer pour un jeune".

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