France : entrée en fonction du Parquet national anticriminalité organisée
Créé en application d’une loi adoptée en juin dernier contre le narcotrafic, le Pnaco est dirigé par la procureure Vanessa Perrée. Il a été conçu sur le modèle du Parquet national antiterroriste (Pnat) et du Parquet national financier (PNF), avec pour objectif de renforcer l’efficacité de l’action judiciaire face aux réseaux criminels structurés et violents.
Selon les médias, la nouvelle juridiction est composée de 16 magistrats, recrutés parmi des spécialistes des stupéfiants ou pour leurs compétences économiques et financières. Ils auront à traiter des dossiers particulièrement complexes, relevant notamment du trafic de drogue à l’échelle nationale ou transnationale, de la criminalité financière, mais aussi de crimes commis en bande organisée, incluant des meurtres, actes de torture ou de barbarie.
D’après la procureure Vanessa Perrée citée dans les médias, près de 170 affaires complexes doivent être transférées au Pnaco dès son lancement.
La création de cette juridiction répond à une volonté de centralisation et de coordination de la lutte contre le narcotrafic, un phénomène qui génère environ six milliards d’euros de revenus chaque année en France, précise-t-on auprès du ministère français de la Justice.
Le ministre français de la Justice, garde des Sceaux, Gérald Darmanin, a défendu la création de cette nouvelle juridiction comme un outil majeur de la politique judiciaire.
« La France peut vaincre le narcotrafic », avait déclaré le ministre français récemment au Parisien, notant que « les personnes les plus dangereuses de France auront un magistrat qui va s’occuper d’elles tous les jours. C’est une garantie d’efficacité et un énorme effort de moyens ».

