Donald Trump affirme que les Etats-Unis « dirigeront » le Venezuela après la capture de Maduro

Le président américain Donald Trump s’est félicité samedi  d’une opération militaire « spectaculaire » et « inédite depuis la Seconde guerre mondiale », après les bombardements américains sur Caracas et la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro.

« Nous allons garantir une transition juste et sûre », a déclaré le président Trump lors d’une conférence de presse, précisant qu’en attendant, les Etats-Unis « dirigeront » le pays.

Selon le président américain, cette intervention ne doit donc pas être « vaine » et les Etats-Unis vont s’assurer que le pays est « géré correctement ».

Et de poursuivre : le Venezuela « va être géré avec beaucoup de discernement et d’équité. Et ça va rapporter beaucoup d’argent. On va donner de l’argent aux gens, on va rembourser ceux qui ont été lésés. On va prendre soin de tout le monde. C’est très important. On ne pouvait pas les laisser faire. Vous savez, ils ont volé notre pétrole. On a construit toute cette industrie là-bas, et ils nous l’ont prise comme si on n’était rien. Et on avait un président qui a décidé de ne rien faire. Alors, on a agi. On a tardé, mais on a agi. »

Interrogé sur qui va diriger le Venezuela, le président américain a affirmé que le processus est en cours : « Nous désignons des personnes. Nous discutons avec des gens. Nous désignons différentes personnes. Et nous allons vous faire savoir qui sont ces personnes. ».

En attendant, « ce sont les personnes derrière moi », a indiqué Donald Trump, faisant référence à Pete Hegseth, Marco Rubio et Dan Caine.

Plus tôt dans la matinée, de fortes explosions ont été entendues à Caracas, la capitale du Venezuela, aux alentours de 2 heures du matin (7 heures, heure de Paris). Des avions militaires ont survolé la capitale du Venezuela à basse altitude.

Intervenant auparavant sur la chaîne Fox News, M. Trump a précisé que le couple présidentiel vénézuélien  avait été embarqué à bord du navire de guerre américain « USS Iwo Jima » et sont en route vers New York.

Le président vénézuélien Nicolas Maduro devra répondre aux États-Unis d’accusations liées à la drogue et au terrorisme, a annoncé le ministère américain de la Justice.

Pour le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, le droit international n’a pas été respecté.

L’opération américaine constitue un « dangereux précédent », selon Antonio Guterres, qui appelle « tous les acteurs au Venezuela à engager un dialogue inclusif, dans le plein respect des droits de l’homme et de l’Etat de droit ».

En Europe, la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne, Kaja Kallas, a appelé sur X(Nouvelle fenêtre) à la « retenue » et au respect des « principes du droit international et de la Charte des Nations unies ».

L’Espagne s’est proposée de son côté pour jouer les intermédiaires, se disant « disposée à offrir ses bons offices pour parvenir à une solution pacifique et négociée à la crise actuelle ».

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