Débat à l’Assemblée : la France accusée de passivité face aux États-Unis et à l’Iran

Les ministres des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot et des Armées Catherine Vautrin ont défendu lundi la politique étrangère du gouvernement face aux attaques des députés, lors d’un débat sans vote sur la place de la France dans les crises internationales.

 

Les griefs ont été une prétendue « passivité » face aux États-Unis (capture de Nicolás Maduro au Venezuela le 3 janvier, menaces sur le Groenland), une faiblesse face à l’Iran répressif, l’Algérie (détention d’un journaliste français) ou un « double standard » entre l’Ukraine et Gaza.

Le député communiste Stéphane Peu a fustigé un « double standard qui nous décrédibilise », La France insoumise a été la cible de Jean-Noël Barrot pour ses « indignations à géométrie variable » et son silence supposé sur la répression en Iran et au Venezuela.
Le ministre des Affaires étrangères a réaffirmé que la France ne veut pas de « deux poids deux mesures » et a souligné la nécessité d’un budget suffisant pour avoir du poids sur la scène internationale. Il n’a pas répondu à la question d’une désignation du Corps des gardiens de la révolution islamique comme organisation terroriste.

Catherine Vautrin a souligné la nécessité de renforcer la souveraineté européenne dans l’espace et les télécommunications, notamment face aux coupures d’internet en Iran.

Ce débat, demandé par la gauche après l’opération américaine au Venezuela, s’est déroulé sur fond de tensions transatlantiques : Donald Trump a menacé samedi plusieurs pays européens, dont la France, de taxes douanières pour leur présence militaire symbolique au Groenland. La classe politique française a unanimement dénoncé ces annonces, Christophe Weissberg (Ensemble) y voyant une « opportunité historique » pour l’autonomie stratégique européenne.

Le débat se poursuit ce soir au Sénat.

 

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