Sebta: Trump dénonce un « contrôle zéro » de l’Espagne à sa frontière
Le président américain a de nouveau critiqué la gestion migratoire espagnole à Sebta sur Truth Social, quelques jours après avoir dénoncé les arrivées massives de migrants et le niveau des dépenses de défense de Madrid au sein de l’Otan.
Une nouvelle charge sur Truth Social
Donald Trump remet la pression sur Madrid. Le président américain a de nouveau pris pour cible la gestion migratoire de l’Espagne, qualifiant implicitement la situation à Sebta de dramatique et dénonçant un manque total de rigueur. « Très triste ce qui se passe en Espagne, un pays avec un contrôle zéro de sa frontière. Wow ! », a écrit Donald Trump samedi soir sur son réseau social Truth Social. Bien que la ville occupée n’y soit pas explicitement nommée, cette sortie intervient quelques jours seulement après ses déclarations sur la gestion par Madrid des arrivées massives de migrants enregistrées à la fin du mois de juillet.
La seconde charge en quelques jours
Il s’agit de la seconde charge en l’espace de quelques jours du chef d’Etat américain contre le gouvernement espagnol. Lors d’un entretien accordé cette semaine à la chaîne britannique GB News, Donald Trump s’était déjà dit choqué par les images de ces franchissements massifs. « Des milliers de personnes qui déferlent en masse dans un pays. Je n’ai jamais rien vu de tel », avait-il affirmé, d’après des propos rapportés par l’agence EFE.
Un dossier lié aux dépenses de l’Otan
Les critiques dépassent le seul cadre de la crise migratoire. Mercredi dernier, il avait déjà prédit que « l’Espagne serait un pays ruiné », liant ses piques à un autre dossier entre Washington et Madrid : le niveau des dépenses militaires au sein de l’Otan. « J’ai un problème avec l’Espagne parce qu’elle ne se comporte pas très bien vis-à-vis de l’Otan et ne paie pas ce qu’elle devrait payer », avait-il fustigé, rappelant les tensions apparues lors du sommet de l’Alliance atlantique à Ankara début juillet.
Sánchez défend le bilan de son gouvernement
Ces déclarations venant de la Maison-Blanche viennent percuter de plein fouet un débat politique déjà vif à Madrid. Devant le Congrès des députés jeudi, le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, a fermement défendu le bilan de son cabinet et la coopération avec le Maroc, assurant que plus de 90% des arrivants irréguliers avaient été reconduits dans les 72 heures et qu’aucune preuve n’incriminait Rabat dans cette vague d’arrivées. Cette version des faits reste contestée par l’opposition espagnole, qui met en cause la gestion du dossier par l’exécutif.
