Budget 2027 : « Tous devront faire des efforts », prévient le ministre des Comptes publics David Amiel

Le ministre des Comptes publics David Amiel a averti lundi que « tous devront faire des efforts » dans le cadre du budget 2027, insistant sur l’urgence de réduire les déficits publics.

« Tous, tous devront faire des efforts »
Le ministre des Comptes publics, David Amiel, a souligné lundi sur RTL que « tous devront faire des efforts » dans le budget 2027, insistant sur l' »urgence » de réduire les déficits. « Les arbitrages structurants pour le budget […] seront présentés par le Premier ministre, dans un contexte où tous, tous devront faire des efforts », a-t-il déclaré. Cela doit permettre de « financer des politiques publiques essentielles […] qui concernent l’avenir de notre pays », notamment la défense et la transition écologique, a-t-il ajouté.

Éviter une « dérive très grave » des finances publiques
Pour le ministre des Comptes publics, « l’urgence dans le cadre du budget 2027, c’est d’éviter une dérive très grave des finances publiques, de continuer à réduire les déficits ». « Demander des efforts aux plus fortunés, on l’a déjà fait dans les budgets précédents, ceux de 2024, ceux de 2025, c’était la contribution différentielle sur les hauts revenus, par exemple. Ça fera évidemment partie des débats légitimes », a-t-il insisté. Le Premier ministre Sébastien Lecornu avait envoyé samedi un courrier aux parlementaires, les mettant en garde contre la tentation d’attendre la présidentielle pour adopter un budget en 2027.

Un effort demandé aux retraités
« Voyons ensemble si on peut demander aux retraités un effort, un effort réel, mais qui consiste à ne pas être augmenté autant que l’inflation », a déclaré de son côté le ministre de l’Économie et des Finances, Roland Lescure, également lundi, sur BFMTV/RMC. « Un retraité qui gagne aujourd’hui 2 000 euros par mois, l’inflation, elle est à 2%, c’est 40 euros en plus. La question, c’est : est-ce qu’on met en place tous ces 40 euros ou moins. Il n’y a pas un salarié en France, à part ceux qui sont au Smic, qui sont automatiquement indexés », a-t-il ajouté. L’objectif d’un déficit public à 5% du PIB l’an prochain « n’est pas gagné », a encore averti Roland Lescure, précisant que le gouvernement allait « faire tout ce qu’on peut pour être le plus près possible de 5% ».

Des aides ciblées maintenues malgré la rigueur
Le gouvernement « travaille à une reconduction » des aides sur les carburants, a rappelé lundi la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, également ministre déléguée à l’Énergie. Ces aides concernent les secteurs les plus exposés à la hausse des prix à la pompe, comme les agriculteurs, le BTP et les transporteurs, ainsi que les travailleurs modestes grands rouleurs. Une prolongation du chèque énergie sera également proposée dans le projet de budget pour 2027, a-t-elle précisé. Cette aide, qui varie entre 150 et 277 euros, est versée automatiquement aux plus modestes, soit 4,2 millions de Français qui l’ont touchée en avril.

Une rentrée politique sous tension budgétaire
Ces annonces interviennent à l’occasion de la rentrée des classes pour les ministres, Emmanuel Macron ayant convoqué lundi un Conseil des ministres de rentrée, après un été marqué par une canicule et de violents incendies, mais aussi par les premières secousses d’un débat budgétaire qui s’annonce plus compliqué que jamais dans un contexte de présidentielle approchante.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Ce site Web utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. J'accepte Lire la suite