Zimbabwe: le cabinet approuve un projet de loi portant prolongation du mandat du président jusqu’en 2030
Mnangagwa devait quitter ses fonctions en 2028 après avoir accompli deux mandats de cinq ans, mais le projet de loi modifierait la Constitution pour prolonger la durée du mandat présidentiel de cinq à sept ans.
D’autres modifications proposées par ledit projet de loi incluent l’extension du mandat des membres du Parlement de cinq à sept ans, l’élection du président par le Parlement plutôt que par un vote populaire direct, ainsi que la possibilité pour le président de nommer dix sénateurs supplémentaires, portant le nombre total de sièges au Sénat à 90.
Le ministre de la Justice, Ziyambi Ziyambi, a déclaré que des consultations publiques seraient organisées avant que ce texte ne soit soumis au Parlement pour débat, où les deux chambres sont dominées par le parti au pouvoir, la Zanu-PF.
Lors d’une conférence de presse tenue après le Conseil des ministres dans la capitale Harare, le ministre a précisé que le projet de loi sera transmis au président du Parlement et publié au journal officiel avant d’être examiné par les députés.
De son côté, le ministre de l’Information, Jenfan Muswere, a expliqué que l’objectif de cette réforme était de réduire les perturbations liées aux élections et d’améliorer la continuité des politiques publiques, la stabilité politique et l’efficacité des institutions de l’État.
Mnangagwa, arrivé au pouvoir en 2017 après un coup d’État militaire ayant évincé Robert Mugabe, a remporté une élection présidentielle l’année suivante puis un second mandat en 2023, au terme d’un scrutin dont les résultats ont été contestés.
Lors d’un référendum organisé il y a 13 ans, les Zimbabwéens ont massivement voté en faveur d’une nouvelle Constitution introduisant des limites de mandat présidentiel, au moment où l’emprise de Mugabe, au pouvoir depuis l’indépendance du pays en 1980, semblait solidement établie.

