Laura Fernandez élue présidente du Costa Rica

La candidate du parti conservateur au pouvoir, Laura Fernandez, a été élue présidente du Costa Rica, obtenant une victoire nette dès le premier tour de la présidentielle tenue dimanche dans ce pays d’Amérique centrale.

La politologue de 39 ans a recueilli 48,3% des suffrages, soit huit points de plus que le seuil nécessaire pour gagner dès le premier tour, après le dépouillement de 94% des votes par le Tribunal suprême des élections (TSE).

Cette victoire s’inscrit dans un contexte national et régional où les enjeux de sécurité intérieure occupent une place croissante. Candidate du parti conservateur au pouvoir, Mme Fernández a fait de la lutte contre le narcotrafic et la criminalité une priorité centrale de sa campagne, promettant une approche plus ferme.

Dans son allocution après l’annonce des résultats, la présidente élue a souligné son attachement indéfectible à l’État de droit. Elle a fermement déclaré que « personne ne souhaite l’arbitraire ni l’autoritarisme au Costa Rica ».

« En tant que nouvelle présidente de la République, jamais je ne le permettrai », a-t-elle assuré sous les vivats de ses partisans, dans un hôtel de la capitale San José.

La victoire de Mme Fernandez renforce la présence de formations de droite dans plusieurs pays d’Amérique latine, à l’instar des récents succès enregistrés au Chili, en Bolivie, au Pérou et au Honduras. L’année 2026 sera également marquée par des élections présidentielles au Brésil et en Colombie, pays actuellement dirigés par des gouvernements de gauche.

Sur le plan des politiques publiques internes, les autorités costariciennes attribuent la majorité des homicides dans le pays à la montée du trafic de stupéfiants, le Costa Rica étant devenu une plaque tournante de ces réseaux en Amérique centrale.

Face à cette réalité, la future présidente qui prendra ses fonctions le 8 mai, propose entre autres mesures, des réformes du système pénal et sécuritaire.

Outre son programme sécuritaire, Mme Fernández se présente comme libérale sur le plan économique et conservatrice sur le plan social. Elle a notamment suggéré d’achever la construction d’une grande prison inspirée de modèles régionaux, de durcir les peines pour les crimes liés aux gangs et d’instaurer un état d’urgence dans les zones les plus touchées par la violence.

Parallèlement à l’élection présidentielle, les Costariciens ont également élu 57 députés. D’après les projections, la future présidente disposerait d’une majorité d’environ trente sièges au Parlement, un résultat qui lui confère une base politique mais qui ne lui permettrait pas de réviser la Constitution, une mesure qu’elle a envisagée.

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