Syrie : l’opposition dénonce un “terrifiant massacre” à Homs

260 civils auraient été tués dans la nuit à Homs, selon le Conseil national syrien (CNS), qui regroupe la plupart des courants de l’opposition. “Les forces d’Assad ont bombardé (…) des zones résidentielles à Homs, dont Al Khalidiya et Qoussour, faisant au moins 260 morts, des civils, et des centaines de blessés, dont des hommes, des femmes et des enfants”, explique le groupe. Le régime a immédiatement démenti ce pilonnage, en affirmant que les civils qui y avaient été tués dans la nuit l’avaient été par des hommes armés. Le Conseil de sécurité de l’ONU va se réunir à 16h (heure de Paris) afin d’envisager l’adoption d’une résolution contre le régime Assad.

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Selon le CNS, d’autres villes ont également été attaquées. "Les forces d’Assad ont aussi bombardé Jisr al-Choughour (nord-ouest), les banlieues de Damas, et l’est de Ghouta (près de Damas) dans ce qui semble être une préparation à des massacres similaires", expliquent-ils.

Une version contestée par le régime. L’agence officielle Sana, citant une source de presse, a affirmé que les civils tués à Homs dans la nuit de vendredi à samedi et "montrés par les chaînes de télévision satellitaires sont des citoyens qui ont été kidnappés et tués par des hommes armés".

L’agence accuse les hommes armés de "vouloir exploiter ces informations pour (faire pression) au Conseil de sécurité" de l’ONU qui tente de mettre au point une résolution condamnant la répression en Syrie.

L’ONU et la menace du veto russe

Le Conseil de sécurité se réunit samedi à 16h (heure de Paris) à New York afin de tenter d’adopter une résolution condamnant les actes du régime Assad.

Mais la réunion sera précédée d’intenses négociations, car les Russes, détenteurs d’un droit de veto et soutiens de la Syrie, ont d’ores et déjà annoncé qu’ils étaient réticents à adopter le texte préparé. "Le projet ne nous convient absolument pas", a déclaré le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov samedi, dans un entretien à la télévision russe Rossia.

"Si (les Etats-Unis) veulent encore un scandale au Conseil de sécurité, on ne peut pas les arrêter". M. Lavrov a souligné avoir envoyé vendredi à la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton les changements à ce projet souhaités par Moscou.

Le texte a pourtant été vidé d’une partie de son contenu, toute référence au futur du président Bachar Al-Assad ayant été supprimée.

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