Syrie: L’Iran ne participera pas à la conférence Genève 2

L’envoyé spécial de l’ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie, Lakhdar Brahimi, a indiqué, vendredi à Genève, que les discussions préparatoires sur la Conférence Genève 2 sur la Syrie n’ont pas abouti à un accord sur la participation de l’Iran aux côtés des 26 pays invités.

"Nous ne sommes pas d’accord pour le moment. Nous allons discuter un peu plus à propos de la participation de l’Iran. Les Etats Unis ne sont pas convaincus que c’est la bonne chose à faire, ce n’est pas un secret qu’à l’ONU nous y sommes favorables", a-t-il déclaré à la presse.

M. Brahimi a également fait savoir que la conférence Genève-2, qui aura lieu le 22 janvier à Montreux, en Suisse, devrait rassembler 26 pays en plus du secrétaire général de l’ONU, du secrétaire général de la Ligue arabe, de la haute représentante de l’Union européenne et du secrétaire général de l’Organisation de coopération islamique.

Ainsi les cinq membres permanents du Conseil de Sécurité (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne), le Maroc, le Brésil, le Canada, le Danemark, l’Egypte, l’Allemagne, l’Algérie, l’Inde, l’Indonésie, l’Irak, l’Italie, le Japon, la Jordanie, le Koweït, le Liban, la Norvège, Oman, le Qatar, l’Arabie saoudite, l’Afrique du Sud, l’Espagne, la Suède, la Suisse, la Turquie, les Emirats arabes unis, prendront part à cette conférence, a annoncé M. Brahimi.

Par ailleurs, le gouvernement syrien a annoncé que sa délégation avait été constituée et que les noms de ses membres seraient rendus publics bientôt. La composition de la délégation de l’opposition n’est pas encore fixée.

Genève-2 est chargée de lancer la mise en oeuvre du plan adopté à Genève en juin 2012 par les grandes puissances pour un processus de règlement politique d’un conflit qui a fait plus de 120.000 morts depuis mars 2011. Il s’agit de mettre en place un gouvernement de transition pour préparer une élection présidentielle mais la résolution de l’époque était restée muette sur le devenir du président Bachar al Assad, ce qui en fait aujourd’hui un des principaux points de controverse.

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