Panama papers/France : Alger parle de “ligne rouge à ne pas franchir”

L’Algérie a évoqué jeudi une "ligne rouge à ne pas franchir" au lendemain de la convocation de l’ambassadeur de France en Algérie après la mise en cause de proches du président Abdelaziz Bouteflika par le quotidien Le Monde dans l’affaire des "Panama papers".

Trois jours avant la visite prévue de Manuel Valls en Algérie, le ministère algérien des Affaires étrangères a convoqué mercredi l’ambassadeur de France, Bernard Emié, après la parution en une du Monde d’une photo du président Bouteflika aux côtés de chefs d’Etat et de gouvernement présentés comme cités dans l’affaire des "Panama Papers".

Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères a évoqué "une campagne de presse hostile à l’Algérie et à ses institutions menée en France dans différents médias (…)".

Jeudi, le ministre algérien de l’Intérieur et des Collectivités locales, Nouredine Bedoui, a estimé que cette convocation était "une réaction appropriée".

"Il est de notre devoir en tant qu’Algériens de ne pas tolérer qu’il soit porté atteinte à nos symboles et à nos institutions constitutionnelles", a poursuivi le ministre en marge d’une séance à l’Assemblée populaire nationale (APN).

Il s’agit d’"une ligne rouge à ne pas franchir", a-t-il dit.

Manuel Valls est attendu samedi à Alger pour une visite de deux jours qui portera sur les relations commerciales et les opportunités d’investissement. L’Algérie cherche à diversifier son économie, très dépendante des hydrocarbures.

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