Libye: Les Etats membres de l’UE examineront “toutes les options nécessaires” pour protéger la population

Les dirigeants européens ont décidé vendredi d’étudier "toutes les options nécessaires" pour protéger la population civile en Libye et appellent à la tenue rapide d’un sommet tripartite entre l’Union européenne, la ligue arabe et l’Union africaine.

"Afin de protéger la population civile, les Etats membres étudieront toutes les options nécessaires, pour autant que la nécessité en soit démontrée, qu’il existe une base juridique claire et que le soutien de la région soit acquis", ont affirmé les chefs d’Etat et de gouvernement des 27 pays de l’Union européenne, dans une déclaration adoptée à l’issue d’un sommet extraordinaire à Bruxelles sur la situation en Libye.

"Nous travaillerons avec les Nations unies, la Ligue arabe, l’Union africaine et nos partenaires au niveau international pour réagir à cette crise. Nous demandons qu’un sommet réunissant la Ligue arabe, l’Union africaine et l’Union européenne se tienne dans les meilleurs délais", ont-ils ajouté.

Les dirigeants européens ont condamné la "répression violente menée par le régime libyen contre ses citoyens" et estiment que la sécurité de la population civile doit être assurée "par tous les moyens nécessaires".

"Le recours à la force, en particulier à l’aide de moyens militaires, contre des civils est inacceptable et doit cesser immédiatement. La sécurité de la population doit être assurée par tous les moyens nécessaires. Le Conseil européen se déclare gravement préoccupé par les attaques, notamment aériennes, menées contre les civils", indiquent-ils.

Les dirigeants européens ont également estimé que le colonel Kadhafi doit quitter "immédiatement" le pouvoir. "Son régime a perdu toute légitimité et n’est plus un interlocuteur pour l’UE", affirment-ils. Ils "saluent" par contre et "encouragent" le Conseil national de transition intérimaire basé à Benghazi, qu’ils considèrent comme "un interlocuteur politique" pour l’UE.

Les chefs d’Etat et de gouvernement ont également mis l’accent sur "l’urgence humanitaire" en Libye et à ses frontières, qui "atteint des proportions inquiétantes, aggravées par les mouvements migratoires massifs", selon le texte de la déclaration.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Ce site Web utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. J'accepte Lire la suite