Les décisions des autorités vénézuéliennes seront « dictées » par Washington, jusqu’à nouvel ordre (Maison Blanche)
« Nous restons en étroite coordination avec les autorités par intérim et les Etats-Unis vont continuer à dicter leurs décisions », a dit Mme Leavitt lors d’une conférence de presse.
Cette mise au point intervient après que la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, a affirmé mardi qu' »aucun agent extérieur ne gouvernait » le pays.
La porte-parole de la Maison Blanche a également souligné que du point de vue de Washington, il était « prématuré » d’évoquer l’organisation d’élections au Venezuela.
Karoline Leavitt a, par ailleurs, annoncé que le président Donald Trump compte rencontrer vendredi les patrons de grands groupes pétroliers américains pour « discuter des immenses possibilités qui s’offrent à ces sociétés en ce moment » au Venezuela.
La compagnie pétrolière publique du Venezuela, PDVSA, a pour sa part annoncé négocier la vente de pétrole avec les Etats-Unis.
Caracas dispose des plus grandes réserves de pétrole prouvées du monde avec plus de 303 milliards de barils, selon l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), devant l’Arabie Saoudite et l’Iran.
Mais sa production reste faible, de l’ordre d’un million de barils par jour, du fait de décennies de sous-investissement dans les infrastructures et des sanctions américaines, selon les experts.
Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio a affirmé mercredi que Washington a un plan en trois étapes pour le Venezuela.
« Ce n’est pas de l’improvisation », a affirmé le secrétaire d’Etat devant la presse au Capitole, soutenant que Washington a un plan en trois étapes pour le Venezuela.
« La première étape est la stabilisation du pays », la deuxième, nommée « rétablissement », consiste à « s’assurer que les entreprises américaines, occidentales, et autres aient accès au marché vénézuélien de manière juste », tandis que la troisième serait « bien sûr, de transition », a-t-il expliqué.

