La présidentielle au Nigeria répond aux normes de “liberté” et de “transparence”, selon la CEDEAO

Les observateurs de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest (CEDEAO) ont jugé que l’élection présidentielle qui ont mis en lice samedi plus de 20 candidats, dont le chef de l’Etat sortant Goodluck Jonathan, répondait aux normes de "liberté" et de "transparence".

"N’ayant constaté aucun incident ni irrégularité majeurs, la Mission d’observation de la CEDEAO est persuadée que l’élection du 16 avril 2011 répond aux critères de liberté et transparence, devenant par conséquent un pas historique pour le renforcement de la démocratie et de la bonne gouvernance au Nigeria", ont affirmé ces observateurs.

Tout en relevant "quelques écueils" concernant l’enregistrement des électeurs, la "lenteur" du vote dans certains Etats et la fermeture de quelques centres de vote avant l’heure officielle, la mission invite les candidats à cette élection à accepter les résultats du scrutin et estime qu’"en cas d’absolue nécessité, les candidats pourraient avoir recours aux voies constitutionnelles et légales pour obtenir satisfaction".

La CEDEAO a déployé quelque 300 observateurs pour ce scrutin dont les résultats partiels portant sur 31 des 36 Etats de la Fédération, plus la capitale fédérale Abuja, donnent au président sortant une avance telle qu’il est assuré de remporter cette consultation face à son principal rival, l’ancien chef de junte militaire Muhammadu Buhar.

Des émeutes, déclenchées par des accusations de fraudes électorales, ont éclaté dimanche et lundi dans plusieurs villes du Nigeria, notamment dans le nord musulman.

De son côté, le chef de la mission d’observation de l’Union africaine, l’ancien président du Ghana, John Kufuor, a déclaré ne pas avoir "assisté à une situation où on pourrait croire qu’il y a eu une manipulation grave pour fausser l’issue du processus en faveur de quelques intérêts personnels".

"Je pense que le peuple du Nigeria lançait un message important à travers ce vote, à savoir qu’il veut clairement rompre avec le passé en ce qui concerne les élections", a-t-il dit.

M. Kufuor a toutefois fait observer que le processus "aurait pu être moins lourd pour éviter que les gens attendent aussi longtemps sous un soleil de plomb avant de pouvoir accomplir leur vote".

L’élection présidentielle de samedi avait été précédée, le 9 avril, par des législatives.

Les élections des gouverneurs de la Fédération ainsi que des celles des Assemblées régionales auront lieu le 26 avril.

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