Présidentielle américaine: Hillary Clinton soutient Joe Biden

Hillary Clinton a annoncé mardi son soutien au candidat démocrate Joe Biden pour la présidentielle du 3 novembre, en taclant le président américain Donald Trump.

“Je veux ajouter ma voix à tous ceux qui vous soutiennent pour devenir notre président”, a déclaré l’ancienne secrétaire d’Etat, qui avait perdu la présidentielle contre le milliardaire républicain en 2016.

“Pensez juste à la différence que cela ferait en ce moment si nous avions un président qui non seulement écoutait la science, plaçait les faits avant la fiction, mais aussi nous rassemblait, démontrait le genre de compassion et d’attention dont nous avons besoin de la part de notre président, et dont Joe Biden est l’exemple”, a-t-elle ajouté, lors d’une table ronde par visioconférence, retransmise sur internet.

“Pensez à ce que cela ferait si nous avions un vrai président et pas juste quelqu’un qui en joue un à la télévision”, a renchéri l’ancienne secrétaire d’Etat en direction de son ancien rival, Donald Trump.

“J’aimerais que vous soyez président en ce moment”, a-t-elle ajouté en direction de son “ami”. Joe Biden était le vice-président de Barack Obama (2009-2017) lorsqu’elle dirigeait la diplomatie américaine (2009-2013) puis pendant sa campagne présidentielle.

“J’ai hâte qu’il le devienne, si nous faisons tout ce que nous devons pour soutenir le type de personne que nous voulons refaire entrer à la Maison Blanche pour mettre fin au mépris, non seulement des valeurs américaines mais des institutions américaines, de l’Etat de droit, et de tellement d’autres choses qui sont en jeu, à cause de son occupant actuel” Donald Trump, a-t-elle déclaré.

Joe Biden l’a remerciée pour son soutien, annoncé lors d’une table ronde sur l’impact du Covid-19 sur les femmes.

Accusation d’agression sexuelle

L’équipe de campagne de Donald Trump a accueilli cette annonce en évoquant, sur Twitter, Tara Reade, une femme qui accuse Joe Biden de l’avoir agressée sexuellement en 1993, lorsqu’il était sénateur et qu’elle travaillait pour son équipe à Washington.

Le candidat démocrate a démenti, à travers sa porte-parole, ces accusations, diffusées pour la première fois dans un podcast fin mars.

Depuis, Tara Reade a répété ces accusations à plusieurs médias, puis présenté un rapport à la police de Washington début avril, sans citer le nom de Joe Biden, selon des médias américains.

Le chef de campagne de Donald Trump, Brad Parscale a d’autre part affirmé “qu’il n’existait pas une plus grande concentration d’establishment démocrate qu’avec Joe Biden et Hillary Clinton ensemble”.

“Donald Trump l’a battue une fois et maintenant il battra le candidat qu’elle a choisi”, a-t-il tweeté.

La candidate démocrate avait remporté le vote populaire en 2016 avec près de 2,9 millions de voix d’avance, mais le milliardaire républicain avait gagné le vote des grands électeurs, qui élisent, à travers le collège électoral, le président américain.

Joe Biden ne sera officiellement désigné candidat démocrate que lors de la convention du parti, repoussée au mois d’août à cause du coronavirus. Il portera les couleurs du parti contre le républicain Donald Trump le 3 novembre.

Plus de 2.500 élus et personnalités se sont déjà ralliés à sa candidature, selon son équipe, avec en tête d’affiche Barack Obama, toujours très populaire chez les démocrates, et deux de ses grands anciens rivaux progressistes, les sénateurs Bernie Sanders et Elizabeth Warren.

Deux tiers des Américains (67 %) s’attendent à ce que l’élection présidentielle soit “très ou vraisemblablement” perturbée par la pandémie de coronavirus, selon une étude du centre de recherche Pew publiée mardi.

Sept Américains interrogés sur dix ont déclaré être favorables à l’autorisation du vote par courrier pour tous ceux qui le veulent, tandis que 52 % désirent que toutes les élections soient organisées par correspondance.

Joe Biden avait prédit la semaine dernière que Donald Trump ferait son possible pour reporter l’élection présidentielle afin de préserver ses chances d’être réélu.

Le président américain a fermement rejeté cette accusation lundi.

“Je n’ai même jamais pensé à changer la date de l’élection. Pourquoi ferais-je ça ?”, a-t-il déclaré à la Maison Blanche. “J’ai hâte d’avoir cette élection, et ça c’était juste de la propagande inventée”, a-t-il ajouté.

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