Erdoğan salue l’offensive syrienne contre les Kurdes et soutient le retour de l’État central

Le président turc Recep Tayyip Erdoğan a salué lundi l’offensive « méticuleuse » menée par l’armée syrienne contre les forces kurdes dans le nord et l’est de la Syrie, louant sa « gestion mesurée » et sa « sensibilité » envers les civils malgré les provocations.

« La Syrie a raté une occasion historique. En tant que pays frère et ami du peuple syrien, nous ne laisserons aucune tentative de sabotage. Le principe d’un État, une armée est une garantie de la stabilité d’un pays. La Turquie appuie toutes les démarches pour l’établir », a affirmé Recep Tayyip Erdoğan.

Cette déclaration intervient au lendemain d’un accord de cessez-le-feu entre Damas et les autorités kurdes du nord-est syrien (Administration autonome du Nord et de l’Est de la Syrie – AANES). L’accord prévoit le retrait des forces kurdes des grandes villes, leur intégration progressive dans les institutions étatiques syriennes et la restitution immédiate au pouvoir central des provinces à majorité arabe de Deir Ezzor et Raqqa.

L’armée syrienne a commencé lundi à se déployer dans les secteurs abandonnés par les combattants kurdes, un retour en force de l’Etat central dans des régions qui lui échappaient depuis plus de dix ans. Ankara, qui considère les YPG (Unités de protection du peuple, principale force kurde) comme une branche du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan, classé terroriste par la Turquie), y voit un affaiblissement majeur de la menace kurde à sa frontière sud.

Malgré le froid et la neige, quelque 600 personnes ont manifesté lundi à Diyarbakır, principale ville à majorité kurde de Turquie, contre l’offensive de Damas et l’accord.

Ce développement intervient dans un contexte régional où la Turquie cherche à éliminer toute autonomie kurde en Syrie et à favoriser le retour à une Syrie unitaire sous le contrôle de Damas.

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