Deux sahraouis brûlés vifs par l’armée algérienne, l’ASADEDH dénonce un “acte criminel”

Lundi, deux jeunes Sahraouis, Mha ould Hamdi ould Soueilem et Alioune Al Idrissi, ont été brûlés vifs par des soldats algériens alors qu’ils se trouvaient au fond d’une tranchée d’orpaillage. Les camps de Tindouf sont en alerte.

“Nous dénonçons devant l’opinion publique l’acte criminel sauvage perpétré, le lundi 19 octobre 2021, par une patrouille de l’armée algérienne contre des chercheurs d’or sahraouis”, à proximité du camp dit de “Dakhla” qui compte beaucoup d’opposants au Polisario et qui est situé dans la ville algérienne d’Uinet Bellakraa, s’insurge mardi l’Association sahraouie de défense des droits de l’Homme dans un communiqué daté de Madrid.

Les événements se sont produits lorsque des sahraouis chercheurs d’or  résidant dans les camps de Tindouf, contrôlée par l’armée algérienne et les  milices du Polisario, ont été surpris par une patrouille de l’armée algérienne. “Ceux qui ont pu fuir à temps ont pu s’échapper mais deux sont restés, piégés dans la fosse d’orpaillage dans laquelle ils cherchaient le métal précieux”, relate l’association dans son communiqué.

“Ces deux sahraouis, Mha ould Hamdi ould Soueilem et Alioune Al Idrissi, qui ont été piégés dans la fosse et, sans avertissement préalable, ont été brûlés vifs et de sang froid par des membres de la patrouille militaire, qui ont introduit des couvertures imbibées d’essence à l’intérieur du puits avant de l’incendier”, poursuit le communiqué de l’association.

“Par cette déclaration, nous voulons exprimer nos plus sincères condoléances à leurs familles des victimes de ce crime horrible. Nous demandons également aux Nations Unies et au Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés d’assumer leurs responsabilités et d’ouvrir une enquête pour élucider ce crime odieux” , souligne-t-on de même source.

“En même temps, nous tenons les autorités algériennes pour responsables de toutes les atrocités commises contre notre population sans défense sur leur territoire”.

Un état d’alerte a été déclaré dans les camps de Tindouf pour empêcher toute manifestation pour dénoncer cet acte criminel commis de sang-froid.

Cet acte inhumain survient dans un contexte de vives tensions, marqué par la multiplication des voix de défenseurs des droits humains qui dénoncent de plus en plus les cas de violences, de disparitions et de morts suspectes.

Le Polisario a tenté de couvrir ce crime et de faire diversion en tentant de  provoquer des soldats marocains dans la région de Mheriz, non loin du passage de voitures de la mission de maintien de la paix des Nations Unies au Sahara (Minurso).

 

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