Le PAM tient une réunion extraordinaire pour répondre aux attaques du RNI
Le bureau politique du Parti authenticité et modernité a tenu mercredi une réunion extraordinaire pour répondre aux critiques formulées par le RNI, dans un climat de tensions croissantes entre les deux partis pourtant membres de la même coalition gouvernementale.
Une réunion convoquée en urgence
Le bureau politique du Parti authenticité et modernité (PAM) a tenu ce mercredi une réunion extraordinaire, suite aux déclarations de Rachid Talbi Alami, président de la Chambre des représentants et membre du bureau politique du Rassemblement national des indépendants (RNI), formulées lors d’une réunion de la direction de son parti. Ces déclarations contenaient de vives critiques à l’encontre du PAM et de Fouzi Lekjaa, qui a récemment rejoint le parti du tracteur. Selon des informations obtenues par TelQuel Arabi, cette réunion visait à répondre aux propos de Rachid Talbi Alami, dans un contexte de tensions croissantes entre les deux partis, tous deux membres de la coalition gouvernementale, concernant le recrutement d’élus et de candidats en vue des élections législatives du 23 septembre.
Le RNI accuse le PAM de « débauchage »
Le bureau politique du RNI avait accusé le PAM de mener des opérations de débauchage de ses cadres et élus, une accusation à laquelle le parti dirigé collégialement par Fatima Ezzahra El Mansouri n’avait pas répondu directement dans un premier temps. Plusieurs élus ayant récemment rallié le PAM, dont Othman et Manal Badel, candidats aux législatives, ont réagi à ce communiqué en affirmant que leur ralliement relevait d’un choix de conviction, fruit d’une évaluation de leur expérience, et non du résultat de pressions ou de tentatives de persuasion.
Fouzi Lekjaa, catalyseur de la brouille
L’adhésion de Fouzi Lekjaa, ministre du Budget et président de la Fédération royale marocaine de football, au bureau politique du PAM en juillet dernier avait déjà suscité un vif débat politique, certains y voyant une illustration de l’ouverture du parti aux compétences issues des institutions de l’État, d’autres une manœuvre de renforcement électoral à l’approche du scrutin.
