Ces chiffres représentent une hausse de 24% pour les saisies de cocaïne et une augmentation « spectaculaire » de près de cinq fois pour les saisies de marijuana par rapport à l’année 2024, a précisé la même source dans un communiqué, notant que la Belgique demeure la principale destination européenne des cargaisons de cocaïne acheminées par voie maritime. Pour la marijuana, les cargaisons proviennent presque exclusivement du Canada, où la production légale et à grande échelle génère des flux d’exportation vers l’Europe très lucratifs, a expliqué l’administration douanière.
Par ailleurs, la douane belge continue d’investir dans la haute technologie et dans le renforcement de la capacité de scanning. En 2025, quelque 72.500 conteneurs à risque ont été scannés dans le Port d’Anvers-Bruges, souligne le communiqué, ajoutant que l’objectif est de pouvoir scanner chaque année entre 350.000 et 400.000 conteneurs à risque, ce qui augmente considérablement les chances de détection de cargaisons illégales.
L’administration douanière souligne aussi que la lutte contre le trafic de drogues ne peut être menée dans les seules limites nationales. Ainsi, en 2025, des « avancées importantes » ont été réalisées au niveau européen, notamment par une participation active à l’EU Customs Alliance for Borders Expert Team, qui renforce la coopération entre les douanes dans les ports, les aéroports et aux frontières terrestres.
Des initiatives bilatérales ont également été concrétisées, telles que la déclaration conjointe avec le Panama, le nouveau plan d’action avec le Pérou et la création d’un nouveau poste d’attaché douanier à Washington à partir de 2026.
En Belgique, la douane insiste sur une approche intégrée et multi-agency, qui demeure « la clé du succès ». Dans ce sens, la douane, la police, les parquets, les autorités portuaires et les partenaires privés collaborent étroitement afin d’améliorer la rapidité de détection, l’efficacité des interventions et l’accélération des opérations.

