“Algérie, mon amour”, le documentaire de “France 5” sur le Hirak suscite un vif débat

“Algérie, mon amour”, le documentaire diffusé mardi 26 mai sur “France 5” et consacré au Hirak suscite un vif débat sur les réseaux sociaux. Le film revient sur ce mouvement de contestation inédit qui dure depuis un an à travers le regard de cinq jeunes algériens assoiffés de démocratie et de liberté.

“Algérie, mon amour “, réalisé par le journaliste Mustapha Kessous, n’a pas laissé indifférent et a suscité un vif débat sur les réseaux sociaux, voire une vive polémique.

Certains algériens estiment que le reportage a perverti le message du Hirak qui est , selon eux, un mouvement de contestation politique contre le régime militaire, le système autoritaire, la corruption et l’oppression, et non un mouvement contre la frustration sexuelle de la jeunesse algérienne. D’autres critiquent l’incapacité des Algériens à regarder la situation en face.

 

Le documentaire raconte le Hirak à travers le regard de cinq jeunes algériens entre 20 et 30 ans. “Mehdi, Anis, Athmane, Hania et Sonia, ont décidé d’écrire eux-mêmes leur destin. Depuis leur naissance, ils n’ont connu qu’un président, Abdelaziz Bouteflika. L’annonce, en février 2019, de sa candidature pour un cinquième mandat, a provoqué une colère et un soulèvement d’une ampleur inédite, appelé le hirak”, souligne Mustapha Kassous.

“Ce film montre le combat de cinq jeunes algériens pour leur liberté. En témoignant, ils ont accepté de prendre des risques insensés pour se raconter et raconter leur pays. Leurs destins individuels épousent désormais une cause plus grande qu’eux : la révolution. Car cette quête démocratique, c’est la déclaration d’amour d’un peuple à son pays”, explique le journaliste Mustapha Kassous.

 

Pour le journaliste, “Depuis plus d’un an, l’Algérie est secouée par d’immenses marches à travers tout le pays. La jeunesse dénonce le “pouvoir” en place qui les empêche de vivre. Une jeunesse qui a soif de démocratie et de liberté (…) le hirak est parvenu à évincer Bouteflika. Mais le régime autoritaire et militaire continue de s’accrocher au pouvoir.”

 

 

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