Le président américain Donald Trump a décidé de prolonger de trois mois supplémentaires une dérogation permettant le recours à des navires étrangers pour assurer les liaisons entre ports américains, selon une déclaration de Taylor Rogers, porte-parole de la Maison-Blanche.
Cette dérogation fait suite à la suspension du “Jones Act” le 18 mars dernier. Cette loi, en vigueur depuis plus d’un siècle, exige que les transporteurs maritimes utilisent des navires construits aux États-Unis et détenus par des Américains pour effectuer des liaisons entre deux ports du pays.
Taylor Rogers a précisé sur le réseau social X que “cette suspension doit apporter certitude et stabilité pour les États-Unis et l’économie mondiale”, ajoutant que la première suspension avait permis “significativement plus de livraisons dans les ports américains, plus rapidement”.
Cette prolongation s’inscrit dans une série d’initiatives mises en place par l’administration américaine pour maîtriser les prix de l’énergie, dans un contexte tendu en raison du conflit avec l’Iran. Ce dernier perturbe les flux d’approvisionnement en pétrole et exerce une pression à la hausse sur les coûts énergétiques.
Depuis le début du conflit le 28 février, les prix du brut ont connu une hausse notable. Dans ce cadre, Téhéran a annoncé la fermeture du détroit d’Ormuz, par lequel transite près de 20 % des flux mondiaux d’hydrocarbures.
Le prix du baril de West Texas Intermediate (WTI), référence américaine pour les livraisons de juin, a ainsi grimpé d’environ 65 dollars avant le conflit à plus de 95 dollars vendredi, atteignant même un pic proche de 113 dollars au début du mois d’avril.
