Les Frères musulmans soudanais « recourent à une violence effrénée contre les civils afin de saper les efforts visant à résoudre le conflit au Soudan et promouvoir leur idéologie islamiste violente », a affirmé le département d’Etat dans un communiqué.
Ils « ont fourni plus de 20.000 combattants à la guerre au Soudan, dont beaucoup ont reçu une formation et d’autres formes de soutien de la part du corps des gardiens de la révolution islamique iranienne », a poursuivi le département d’Etat.
Washington a également accusé les Frères musulmans soudanais d’avoir « procédé à des exécutions massives de civils dans les zones qu’ils ont conquises ».
Cette classification, qui entrera en vigueur le 16 mars, intervient alors que les Etats-Unis s’en sont pris en janvier à plusieurs branches des Frères musulmans, dont en Egypte et au Liban.
En novembre, le président américain Donald Trump avait signé un décret enclenchant ce processus de classification.
La classification comme « organisation terroriste étrangère » permet, outre la pression politique, de prendre une série de mesures financières et administratives: gel des avoirs, interdiction de transactions, interdiction d’entrée sur le territoire américain, etc.
Le Soudan est en proie depuis le 15 avril 2023 à une guerre entre l’armée du général Abdel Fattah al-Burhane, dirigeant du pays depuis 2021, et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), du général Mohamed Hamdane Daglo, son ancien adjoint.
Le conflit a fait des dizaines de milliers de morts et déplacé près de 12 millions de personnes. Il a connu une nouvelle accélération avec la prise fin octobre par les FSR d’El-Facher, dernier bastion de l’armée dans le Darfour.
