Trois naissances parmi les Marocaines bloquées en France

En raison de l’état d’urgence sanitaire et de la fermeture des frontières, le séjour forcé des Marocains à l’étranger n’est pas un long fleuve tranquille. Deux marocaines, enceintes au moment de leur arrivée en France, viennent ainsi d’accoucher bien loin de leurs familles.

L’une a donné naissance à des jumeaux et l’autre à un petit garçon. Comme on dit: les bébés se portent bien. Mais pour ce qui est des mamans, il est évident que la situation n’est guère confortable ni sereine.

Avec les mesures sanitaires imposées face à la menace que représente le Covid-19, les visites extérieures sont interdites dans les hôpitaux et les sorties de maternité plus rapides.

Confinées dans leur chambre d’hôtel et seules, les deux mamans jouissent toutefois du plein soutien de l’ambassade du Maroc à Paris et de membres de la communauté marocaine de Paris et sa région.

Pour rappel, ils sont près de 5.600 marocains bloqués en France sur un total de plus de 22.000 personnes qui se sont manifestées et exprimées leur souhait d’être rapatriées. 3.844 sont hébergés et pris en charge par l’Etat marocain et le nombre est à la hausse.

En France, le tissu associatif franco-marocain, souvent en partenariat avec les consulats du Maroc, apporte soutien et aide aux Marocains bloqués. De nombreuses initiatives individuelles en faveur de ces Marocains bloqués sont également à saluer eu égard au contexte difficile et tendu dû à la pandémie.

En vue de dénouer la situation,  le ministre des Affaires étrangères, chargé des MRE, Nasser Bourita, avait évoqué le 23 avril un ” plan de rapatriement en cours d’élaboration”.

Intervenant devant la Commission des affaires étrangères, de la défense nationale, des affaires islamiques et des MRE, à la chambre des Représentants, M. Bourita avait expliqué que “le droit au retour est un droit naturel et indiscutable”, avant d’ajouter que “ce qui est évident n’est pas nécessairement approprié dans ce contexte exceptionnel”.

Selon le ministre, “l’opération doit se faire dans les meilleures conditions sans risque pour les bénéficiaires eux-mêmes, ni pour leur pays”.

Le Maroc, avait-il assuré, œuvre “à mettre en place le plus tôt possible les conditions d’un tel retour pour peu que le dispositif sanitaire soit prêt pour les accueillir”.

Et de préciser que “l’essentiel n’est pas le timing, mais l’impact d’une telle démarche sans surenchère et sans précipitation”.

 

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