Les Egyptiens votent, deuxième mandat assuré pour Sissi

Les Egyptiens ont commencé à voter lundi matin en Egypte pour un scrutin présidentiel de trois jours dénué de suspense, l’homme fort du pays Abdel Fattah al-Sissi étant assuré de décrocher un deuxième mandat.

Le scrutin s’est ouvert à 09H00 (07H00 GMT), ont constaté des journalistes de l’AFP, avec des dizaines de personnes faisant la queue devant certains bureaux.

Dans une école du quartier cairote d’Héliopolis, placée sous haute sécurité, le président Sissi a été parmi les premiers à voter, selon les images de la télévision égyptienne. Il n’a fait aucune déclaration à la presse.

Un peu plus tard dans la matinée, le Premier ministre Chérif Ismaïl a également voté à Héliopolis. "Rien ne fera peur au peuple égyptien, ni les attaques terroristes ni quoi que ce soit d’autre", a-t-il déclaré en sortant du bureau de vote. "Grâce à Dieu, le taux de participation sera élevé", a-t-il dit.

Devant plusieurs bureaux de vote, des supporteurs de M. Sissi dansaient en brandissant des drapeaux égyptiens.

Dans un pays confronté à des attaques jihadistes depuis 2013 et où le groupe Etat islamique (EI) a promis de s’en prendre à des lieux liés aux élections, les opérations de vote sont placées sous haute surveillance.

Détecteurs de métaux et soldats en armes à l’entrée, véhicules blindés stationnés dans plusieurs points de la capitale: les mesures de sécurité prises par les autorités étaient ostensibles lundi.

Samedi, deux policiers ont été tués dans un attentat à Alexandrie (nord), deuxième ville du pays. L’attaque n’a pas été revendiquée mais six suspects islamistes ont été abattus dimanche, selon le ministère de l’Intérieur.

Quelque 60 millions d’électeurs, sur près de 100 millions d’habitants du pays le plus peuplé du monde arabe, sont appelés à voter sur trois jours.

Les résultats officiels seront proclamés le 2 avril.

Dans ce scrutin, les Egyptiens ont le choix entre M. Sissi, 63 ans, archi-favori, et Moussa Mostafa Moussa, 65 ans, unique rival mais aussi partisan déclaré du président.

Après que tous les autres candidats potentiels ont été écartés, emprisonnés ou découragés, M. Mostafa Moussa s’est lancé dans la course pour éviter au président de se retrouver seul candidat, tout en se défendant d’être une "marionnette" au service de M. Sissi.

Chef du minuscule parti libéral Al-Ghad, il a peu de chances de récolter un nombre significatif de voix, selon les experts.

En 2014, M. Sissi faisait déjà face à un seul adversaire: Hamdeen Sabbahi, figure connue de la gauche. Il l’avait emporté par 96,9% des voix.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Ce site Web utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. J'accepte Lire la suite