Les Arabes vont interdire de territoire les dirigeants syriens

Les Arabes vont interdire de territoire les dirigeants syriens
Les pays de la Ligue arabe envisagent d’interdire leur territoire aux principaux dirigeants syriens dans le cadre des nouvelles sanctions visant à mettre fin à la répression menée par le gouvernement du président Bachar al Assad.

Cette disposition est contenue dans un projet de document diffusé à la veille de la réunion des ministres de la Ligue arabe prévue dimanche.

L’organisation avait donné à Damas jusqu’à vendredi pour accepter l’envoi d’observateurs en Syrie où la répression des manifestations anti-Assad a fait 3.500 morts selon une évaluation des Nations unies.

Lors d’une réunion préparatoire, le Comité économique et social de la Ligue arabe a mis au point une série de sanctions dont une interdiction des vols à destination de la Syrie, un gel des avoirs bancaires du gouvernement syrien et un arrêt des transactions financières avec le pays.

Pour être adoptées, les sanctions doivent être approuvées par les deux-tiers des 22 pays membres de la Ligue arabe.

Si les monarchies arabes du Golfe, emmenées par l’Arabie saoudite, prô nent une ligne dure à l’égard du régime syrien, d’autres pays ont exprimé de vives réticences, voire leur opposition, à des sanctions.

L’Irak a jugé "impossible d’imposer des sanctions à la Syrie". Le Liban avait fait savoir qu’il ne voterait pas en faveur des sanctions. Le ministre jordanien des Affaires étrangères, Nasser Jawdeh, a demandé que les sanctions soient "compatibles avec les intérêts de chaque Etat".

La Ligue arabe avait auparavant rejeté une série de modifications réclamées par Damas sur son plan de sortie de crise, assurant qu’elles le vidaient de sa substance.

Le 12 novembre, la Ligue arabe avait suspendu la participation de la Syrie à ses réunions et menacé Damas de sanctions économiques par 18 voix sur 22 membres: l’Irak s’est abstenu, le Yémen, le Liban et la Syrie ont voté contre.

Dans sa lettre adressée à la Ligue arabe, le ministre syrien Mouallem a souligné des "contradictions" dans les décisions de la Ligue arabe qui "d’une part parle du respect de la souveraineté de la Syrie à qui l’on veut éviter des interventions étrangères et de l’autre fait appel" à l’ONU.

Entre-temps, la répression de la révolte populaire continue en Syrie, où 16 civils dont deux enfants ont été tués samedi, en particulier dans la province de Homs (centre), selon l’observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

En outre, huit soldats ont été tués dans la région d’Idleb (nord-ouest) dans une attaque armée revendiquée par l’Armée syrienne libre (ASL), qui regrouperait quelque 20.000 déserteurs et dont le chef Riad al-Assaad est basé en Turquie.

La militarisation de la contestation, après une répression sanglante qui a causé depuis la mi-mars la mort de plus de 3.500 personnes selon l’ONU et entraîné des dizaines de milliers d’arrestations, se traduit par la multiplication des opérations contre les forces régulières.

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