Conseil de paix Trump : la Turquie accepte, la France refuse, la Russie silencieuse
Le président turc Recep Tayyip Erdoğan a confirmé lundi que la Turquie acceptait l’invitation à rejoindre le « Conseil de paix » (Board of Peace) présidé par le président américain Donald Trump, et que le ministre des Affaires étrangères Hakan Fidan représentera le pays au sommet de Davos pour les premières discussions sur cette instance.
Le Conseil de paix est l’instance stratégique mise en place par Donald Trump pour piloter l’application de son plan en 20 points pour la paix à Gaza. Dirigé en personne par le président américain, il doit superviser le désarmement du Hamas, le déploiement d’une force internationale de stabilisation, la reconstruction massive de l’enclave palestinienne et sa gestion quotidienne par un comité de technocrates palestiniens. L’instance est dotée d’un mandat ONU (résolution 2803 de novembre 2025) et doit lever des fonds internationaux massifs.
La Turquie fait partie des membres fondateurs conviés, avec l’Égypte, l’Italie, le Maroc, l’Albanie, la Jordanie, l’Inde, le Pakistan, le Brésil, la Nouvelle-Zélande et l’Australie. Ces pays ont été approchés pour leur poids régional ou mondial, et pour leur capacité à participer financièrement et politiquement à la stabilisation et à la reconstruction de Gaza.
La Russie et la France ont également été invitées en tant que membres participants (statut non fondateur), mais Moscou n’a pas encore répondu officiellement et Paris a refusé, estimant la charte de l’instance incompatible avec la Charte des Nations unies et concurrente de l’ONU.
La présence turque, annoncée par Erdoğan, signe un retour d’Ankara dans les dossiers du Proche-Orient, malgré les tensions avec Israël.

