Cette reprise reste toutefois largement portée par des flux financiers transitant par des centres mondiaux, plutôt que par une augmentation des investissements productifs, souligne l’organisation dans sa dernière édition du Moniteur des tendances de l’investissement mondial.
Plus de 140 milliards de dollars de la hausse proviennent de ces flux de transit et, hors centres financiers, la croissance réelle des IED mondiaux n’aurait été que d’environ 5 %, révélant une activité sous-jacente toujours fragile.
Les indicateurs de confiance des investisseurs sont demeurés faibles: la valeur des fusions-acquisitions internationales a reculé de 10 % et le financement international de projets a chuté pour la quatrième année consécutive, de 16 % en valeur.
Les annonces de nouveaux projets ont également diminué de 16 %, malgré quelques méga-projets.
Les économies développées ont capté l’essentiel du rebond, avec des flux en hausse de 43 % à 728 milliards de dollars, notamment en Europe où l’Union européenne a enregistré une progression de 56 %. À l’inverse, les flux vers les économies en développement ont reculé de 2 % à 877 milliards de dollars, les pays les moins avancés étant particulièrement affectés.
L’investissement s’est concentré dans un nombre restreint de secteurs à forte intensité de capital, en tête desquels les centres de données, qui ont représenté plus d’un cinquième de la valeur mondiale des nouveaux projets, portés par la demande liée à l’intelligence artificielle.
L’investissement international dans les infrastructures a en revanche reculé de 10 %, notamment dans les énergies renouvelables.
Pour 2026, la CNUCED anticipe une hausse modeste des flux d’IED, mais prévient que les tensions géopolitiques, l’incertitude des politiques économiques et la fragmentation mondiale continueront de peser sur l’investissement productif et sur sa contribution au développement.

